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Economie

Nord-Kivu : L’insécurité prive la DGDA de plusieurs postes frontaliers et freine ses performances

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La Direction générale des douanes et accises (DGDA) Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, fonctionne actuellement en grande difficulté à cause de l’insécurité. Plusieurs de ses postes frontaliers sont inaccessibles, ce qui compromet sérieusement la réalisation de ses assignations budgétaires.

Le directeur provincial de cette régie financière, M. Paul Kayembe, l’a déploré ce samedi 6 septembre 2025 à l’issue d’une mission de contrôle parlementaire menée à la DGDA/Butembo par une délégation de dix députés nationaux. Selon lui, la DGDA Nord-Kivu ne dispose plus que d’un seul point d’entrée opérationnel, celui de Kasindi, tandis que les autres postes stratégiques se trouvent dans des zones hors contrôle de l’État.

« L’insécurité a un grand impact. Plusieurs commerçants ont délocalisé leurs activités par peur des violences. Cela réduit considérablement nos recettes. Nous ne travaillons aujourd’hui qu’avec Kasindi et, dans une moindre mesure, Nobili, tandis que des bureaux importants comme la grande et la petite barrière de Goma, l’aéroport de Goma, Bunagana ou encore Ishasha sont perdus », a expliqué M. Kayembe.

Il a enfin plaidé auprès des autorités compétentes pour un retour de la paix dans la région, condition indispensable afin de permettre à la DGDA Nord-Kivu de remplir pleinement ses missions au service de l’État congolais.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

 

Actualité

Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque

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À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».

Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation

L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.

Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.

Des accusations jugées infondées par la défense

Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.

Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.

Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.

« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.

Le programme PDL-145T au centre des tensions

Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.

La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.

Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.

Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.

Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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