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Nord-Kivu : Le député Kambale Kiviri interpelle le gouverneur sur la nécessité pressante d’établir un « Centre de transfusion sanguine » à Kayna et Kirumba
Kambale Kiviri Joatham, député provincial, soulève l’urgence de mettre en place un centre de transfusion sanguine dans la région de Kayna, au sud du territoire de Lubero.
Dans une lettre adressée au gouverneur militaire du Nord-Kivu, le mercredi 3 avril 2024, Kambale Kiviri exprime sa préoccupation face au décès de nombreux déplacés originaires de Rutshuru et Masisi dans leurs camps, en raison du manque de sang. Il souligne les difficultés rencontrées par la zone de santé de Kayna, qui dépendait jusqu’ici du centre de transfusion sanguine de l’hôpital général de référence de Rutshuru pour traiter les cas d’anémie.
« La zone de santé de Kayna, située dans une zone urbaine, accueille un grand nombre de déplacés et de blessés de guerre nécessitant des soins d’urgence. Cependant, elle est également touchée par des cas de paludisme et de malnutrition dans les camps de déplacés, ce qui entraîne fréquemment des cas d’anémie. La situation humanitaire est alarmante : plusieurs enfants déplacés et habitants du sud du territoire de Lubero perdent la vie faute d’un centre de transfusion sanguine. Les difficultés de déplacement entre Kanyabayonga et Rutshuru, dues à la guerre, aggravent cette situation », indique-t-il dans sa lettre.
Face à cette situation préoccupante, Kambale Kiviri Joatham appelle l’autorité provinciale à ériger un Centre de transfusion sanguine à Kirumba et à Kayna, deux centres importants du sud du territoire de Lubero. Il suggère également d’impliquer les Fonds d’Achats des Services de Santé du Nord-Kivu (FASS/N-K) dans ce projet urgent.
En cas de difficultés rencontrées par le gouverneur provincial pour répondre à cette urgence, le député en appelle au gouvernement congolais pour intervenir et sauver la vie des milliers de citoyens congolais en détresse dans les camps de déplacés.
Il convient de noter que la ville de Kanyabayonga compte plus de 300.000 déplacés en provenance des territoires de Masisi et Rutshuru, vivant dans des conditions précaires et sans assistance humanitaire, comme le souligne la correspondance.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET