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Nord-Kivu : L’armée rwandaise prépare des tueries des tutsis pour justifier sa présence en RDC ( Communiqué FARDC)

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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo suivent avec attention l’évolution de la situation sécuritaire dans la province du Nord- Kivu, particulièrement dans les Territoires de MASISI et de NYIRAGONGO.

En effet, des faits probants et des renseignements précis font état de la présence dans ces entités d’un corps expéditionnaire des militaires des Forces de Défense du Rwanda, RDF/M23, chargés de perpétrer des massacres et des tueries ciblés contre des populations Tutsi congolaises afin d’attribuer ces actes ignobles aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de trouver un alibi convaincant pour justifier l’agression devant l’opinion internationale.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui connaissent et suivent de près les mouvements de l’armée rwandaise, abusivement appelées M23, venue du RWANDA pour se livrer à cette sale besogne, condamnent avec la dernière énergie la planification et la volonté manifeste de commettre ce pogrom.

Professionnelles dans leur agir et respectueuses des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans la conduite des opérations, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo restent déterminées à démanteler et neutraliser tous ces militaires rwandais infiltrés à MASISI et à NYIRAGONGO.

Ainsi, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo appellent la population à plus de vigilance et à dénoncer tout mouvement et toute présence suspects afin de rentabiliser la sécurité au profit de toute la population de ces entités territoriales.

Fait à Kinshasa, le 16 décembre 2022

Le Porte-Parole des Forces Armées de la République démocratique du Congo

ELENGE BOMUSA EFOMI Sylvain Général-Major

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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