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Nord-Kivu : Lanterne rouge pour les travailleurs (interview)

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« La situation vitale du travailleur au Nord-Kivu est alarmante suite aux conditions de travail et l’environnement dans lequel il exerce son métier ». Ces propos sont du secrétaire général de l’Union nationale de travailleurs au Congo, UNTC/Nord-Kivu, au cours d’une interview exclusive avec le correspondant de Congoprofond, mardi 30 avril dernier. C’est en marge de la célébration de la journée internationale du travail, célébrée le 1er mai de chaque année.
Chernozem Kambale pense que l’insécurité en province en est pour quelque chose, avant de plaider pour l’instauration par le gouvernement du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) provincial pour répondre aux réalités du marché afin d’essayer d’améliorer le social du travailleur.
 « L’environnement dans lequel nous travaillons est difficile, dans la crise avec plusieurs groupes armés qui troublent les activités de la population agricole et ouvrière et à cela s’ajoute la riposte à la maladie à virus  Ebola dans le grand Nord de la province. Là, vous trouverez que les travailleurs du secteur formel et informel basés dans le territoire de Beni et Lubero sont en train de vivre le moment  très difficile de la vie professionnelle. En ce moment crucial, il y a aussi l’impaiement de certaines primes et des arriérés que les agents et fonctionnaires de l’État ne touchent pas. Alors, tous ces éléments mettent au rouge la situation vitale du travailleur au Nord-Kivu. Voici la journée internationale du travail surtout que les travailleurs du monde se sont battus pour améliorer les conditions des travailleurs au monde sans oublier les normes. Mais la question que nous pouvons nous poser est de savoir si ces normes sont aujourd’hui respectées en RDC, en général, et au Nord-Kivu, en particulier. Je dirai oui et non à la fois. Dans un camp, on les respecte et dans un autre, on fait semble ou carrément, on les bafoue. Le travailleur dans cette partie du pays vit tout simplement dans la précarité, il vivote. C’est d’ailleurs dans cette situation que nous célébrons  la journée du 01 mai », déplore Chernozem Kambale.
Ce responsable de l’UNTC en province demande aux nouvelles autorités, surtout le président de la République, premier travailleur de la RDC, à améliorer le social de la population et cela passe, selon lui, par la fin de la sécurité qui freine tout. Cela favoriserait aussi le retour des entreprises qui sont en cours de fermeture alors qu’elles pouvaient engager des jeunes en chômage.
Par ailleurs, Chernozem Kambale plaide pour la création par le gouvernement  d’un SMIG provincial, car justifie-t-il, le SMIG en vigueur au pays ne répond plus aux réalités du marché. Or le marché constitue l’indice référentiel de la vie sociale au niveau de la base ainsi que la communauté.
Bien qu’il a peint un tableau sombre du travailleur nord-kivutien, M. Kambale émet une lueur d’espoir en disant qu’un jour le travail informel et formel de cette province récupèrera ses droits pour vivre mieux.
Jusque-là, aucune activité officielle y relative au chef de la province du Nord-Kivu n’est prévue, nous a-t-il confié.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Festival Tongwenya : Kinshasa capitale africaine de l’humour et de la caricature les 7 et 8 août 2026

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Kinshasa s’apprête à vibrer au rythme du rire intelligent et du trait incisif. Les 7 et 8 août 2026, l’enclos de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa accueillera le Festival International Tongwenya, un événement culturel majeur consacré à la caricature, au dessin de presse, à l’humour, au stand-up et au one-man-show.Pendant deux jours, la capitale congolaise ambitionne de devenir l’un des épicentres africains de la créativité visuelle et de la satire sociale.

Un festival entre rire, analyse sociale et célébration artistique

Tongwenya ne se limite pas au divertissement. Il se veut un espace de détente, d’évasion et d’analyse sociale, où le rire devient un outil de réflexion. Caricaturistes, humoristes professionnels, passionnés d’art graphique et grand public s’y retrouveront dans une atmosphère conviviale et festive.

Dès 10h00, les portes seront ouvertes au public. Un protocole professionnel orientera les visiteurs vers :
– L’exposition de caricatures dans la salle « Promo »
– Les différents stands de détente
– Les espaces de jeux pour enfants
– Les espaces gastronomiques proposant brochettes de cabri, chikwanges à la mayonnaise, jus et boissons.

À 18h00, place au spectacle d’humour, avant une montée en puissance musicale portée par un concert gospel. Une ambiance paradisiaque annoncée par les organisateurs.

Les têtes d’affiche : un plateau international

Le parrain de cette première édition n’est autre que Gohou Michel, figure emblématique de l’humour africain, présent sur scène durant les deux jours.

Première soirée (7 août)
– Boukary (Côte d’Ivoire)
– Deperpignan (Côte d’Ivoire) et tant d’autres artistes congolais francophones.

Deuxième soirée (8 août)
– Felix Kissabaka (RDC), également Maître de cérémonie, ainsi que plusieurs figures de l’humour congolais.

Un plateau qui mêle expérience internationale et talents locaux.

Les caricaturistes : le trait qui fait mouche

La dimension visuelle du festival s’annonce tout aussi prestigieuse avec la participation de caricaturistes venus de plusieurs pays :
– Kroll (Belgique)
– Pahé (Gabon)
– Thembo Kash (RDC)
– Philma (RDC)
– Dick Esale (RDC)
– Mami (Afrique du Sud)
– Legwen (RDC)
– Rod (RDC)
– Hallain (Belgique)
– Patou Mobenga (RDC)
– Fortunat Muko (RDC)
– JD Luba (RDC)

Le public pourra découvrir des œuvres qui interrogent, dénoncent, amusent et provoquent la réflexion.

La touche musicale : le gospel pour sublimer le rire

Le festival sera également ponctué par des prestations musicales d’envergure.

Une alliance entre humour et spiritualité musicale qui promet une atmosphère singulière. Les 7 et 8 août 2026, Kinshasa ne rira pas seulement : elle pensera, dessinera et célébrera.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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