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Nord-Kivu : La PNC/Butembo lance officiellement la réception des dossiers pour le recrutement 2025
Le commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC) de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, a entamé ce lundi 17 novembre 2025 la réception des dossiers des candidats souhaitant intégrer les rangs de la police. Cette opération s’inscrit dans le cadre du recrutement lancé sur toute l’étendue de la province.
Selon le commissaire adjoint Laurent Djibril Kambale, chargé de la sécurité publique et communicateur de la PNC/Butembo, une vingtaine de dossiers ont déjà été déposés au premier jour. Il encourage vivement les jeunes encore hésitants à se présenter à l’état-major pour finaliser leurs formalités.

« Spécifiquement pour Butembo, l’opération de réception des dossiers a bien démarré aujourd’hui. Nous sommes déjà à une vingtaine de candidats enregistrés et l’exercice se déroule normalement. Le dépôt est totalement gratuit. Les dossiers sont analysés par une commission composée du bureau des ressources humaines, du bureau des renseignements généraux et du bureau de la sécurité publique. J’appelle les jeunes à venir donner un nouveau souffle à la police, car la sécurité concerne chacun de nous », a déclaré le commissaire adjoint.
Plusieurs candidats rencontrés sur place ont exprimé leur satisfaction face à cette opportunité. Animés par un profond désir de servir la nation et de contribuer au rajeunissement de la police, ils invitent les autres jeunes à emboîter le pas. C’est le cas de Kambale Vaisoya, venu de Kyavinyonge, et de Kambale Jackson, originaire de Butembo, tous deux confiants et motivés.
Les conditions d’éligibilité au recrutement comprennent notamment : être de nationalité congolaise, être âgé de 18 à 45 ans, être célibataire, disposer d’une formation scolaire de base, jouir pleinement de ses droits civiques, n’avoir jamais été condamné à une peine d’au moins trois mois de servitude pénale, ni avoir été révoqué d’une administration ou entreprise publique. Le candidat doit également être reconnu physiquement et psychologiquement apte.
Le lancement officiel de la campagne de recrutement au Nord-Kivu a eu lieu le 6 novembre 2025 à Beni, sous la direction du commissaire divisionnaire adjoint Awashago Umia Vital, directeur des écoles de police en République démocratique du Congo.
Dalmond Ndungo/CONGOPRODOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
