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Nord-Kivu : la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi apporte assistance à l’Observatoire Volcanologique de Goma
C’est au lendemain des évènements malheureux survenus à Goma de suite de l’éruption du volcan Nyiragongo que la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT) a dépêché une équipe ce dimanche 30 mai afin d’apporter assistance à l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG).
Selon la cellule de communication de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, l’OVG a bénéficié des vivres et non vivres. “Au sein de cette structure, plus de 350 personnes sont à pied d’œuvre 24h/24 pour surveiller les activités dans les cratères des volcans et dans les alentours afin de conseiller le gouvernement sur les actions à prendre en faveur des populations qui environnent les sites volcaniques”, relève cette équipe.
« Maman Denise Nyakeru Tshisekedi nous a envoyé ici à Goma depuis plusieurs jours pour aider les sinistrés de l’éruption du Nyiragongo”, a fait savoir Mme Sarah Biselele, la responsable du social au sein de la FDNT.
Et d’indiquer : “Aujourd’hui, nous sommes venus vers vous parce que c’est grâce à votre travail de surveillance et d’étude des activités de ces volcans que les autorités sont orientés sur les mesures à prendre pour nous protéger. Nous n’avons pas beaucoup de moyens, les besoins sont immenses mais, nous vous avons apporté ces vivres et non vivres pour vous aider aussi ».
A en croire cette cellule de communication, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi va mener aussi d’autres actions en soutien aux efforts des gouvernements provincial et national. “La délégation va se rendre notamment à Sake, Rutshuru et Kibumba où des milliers d’habitants de Goma ont trouvé refuge répondant au mot d’ordre du gouverneur militaire du Nord Kivu en prévention d’une probable nouvelle catastrophe naturelle”, conclut-elle.
Politico.cd
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
