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Nord-Kivu/JMS : 21.008 PVVH au premier semestre de l’année 2020
21.008 personnes vivant avec le VIH/SIDA ont été enregistrées en province du Nord-Kivu au premier semestre de l’année 2020, soit une augmentation par rapport en 2019 avec 1612 nouveaux cas répertoriés et 205 décès liés à cette pandémie.
Ces statistiques ont été communiquées par le secrétaire provincial du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le VIH/SIDA( PNMLS). C’était au sortir d’une séance de réflexion concernant cette pandémie au gouvernorat de province à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA de chaque 1er décembre. Ont pris part à ladite séance, la vice-gouverneur du Nord-Kivu, les animateurs en province du PNMLS, le ministre provinciale de la Santé et d’autres partenaires intervenant ce secteur.

« On est à 2108 personnes, c’est jusqu’au premier semestre 2020 et ce qui nous fait mal, c’est voir le nombre, n’est-ce pas, des nouveaux cas qui ne fait que augmenter par apport à l’année passée. Il y a déjà au premier semestre 2020, 16.012 nouveaux cas. C’est beaucoup, c’est beaucoup ! Mais ici quand il y a un cas de la Covid, un cas de tel, c’est tout le monde qui en parle ainsi que nous déplorons encore, le nombre de decès. 205 décès, c’est énorme et pourtant le monde est en train de prôner zéro décès dû au SIDA, zéro discrimination et zéro nouvelle infection. Quand est-ce qu’on y arrivera ?», a alerté le secrétaire provincial du PNMLS, Aubin Mungili.
Il a poursuivi en disant qu’en 2019, en RDC, 14.000 personnes sont mortes du VIH/SIDA et à peu près 441.000 orphelins.
Vue cette situation alarmante, les différents participants à cette rencontre recommandent que « la communauté o u la famille accompagne les personnes vivant avec le VIH, les sensibiliser et les orienter à connaître leur statut sérologique afin, n’est-ce pas, de prendre correctement les médicaments pour le bien-être de leur santé et pour qu’ils soient productifs. La suppression de 2 dollars au niveau de l’hôpital provincial. On a demandé que les députés provinciaux et une équipe du gouvernement provincial descendent là-bas pour évaluer la gestion de ces fonds et l’impact de cet argent au niveau de l’hôpital ou niveau des de la communauté vivant avec le VIH car c’est une plainte qui n’a que perdurer au niveau des personnes vivant avec le VIH. On a aussi demandé à ce que les Chumba ya maombi, les maisons de tolérance, les tradi-praticiens qui désorientent les personnes vivant avec le VIH (PVVH) qui par, des guérisons miracles, des propagandes qui retiennent les PVVH jusqu’à les rendre pauvres avec des factures et ces factures si comme si les PVV sont devenues leurs marchandises jusqu’à les épuiser, les abandonner.
Cette façon d’agir de ces gens laisse à ce que les PVVH arrivent dans des structures de prise en charge à l’étape « SIDA », c’est-à-dire, au quatrième stade et c’est ce qui justifie aussi le nombre élevé de décès de notre province et même de notre pays », a-t-il regretté.
Notons que le thème international retenu pour cette année est : « Solidarité mondiale et responsabilité partagée », pendant que nationalement le thème est : « Soyons solidaires et responsable pour vaincre le SIDA d’ici 2030 ».
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
