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Nord-Kivu : Insécurité et Covid-19, obstacles au programme du gouverneur Carly Nzanzu Kasivita

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28 juin 2019-28 juin 2020, cela fait exactement un an que Carly Nzanzu Kasivita a été investi comme gouverneur de province du Nord-Kivu après son élection par les députés provinciaux le 30 mai 2019.

A cette occasion, le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu a été devant la presse pour présenter son bilan.

Pour lui, il y a certaines réalisations dans plusieurs domaines dont la politique, l’économie, les infrastructures, la sécurité, la santé, éducation et malgré la situation actuelle caractérisée par l’insécurité et la pandémie de Covid-19.

Le gouverneur cite d’ailleurs ces éléments parmi les contraintes qui bloquent la réalisation de différents projets dans sa province.

A cela, il ajoute la non rétrocession par Kinshasa.

La Covid-19, selon lui, a tellement joué sur les recettes provinciales car « toute l’attention a été focalisé sur la riposte contre cette pandémie avec certaines décisions en ce qui concerne les allégements fiscaux ».

Carly Nzanzu Kasivita a saisi l’occasion pour annoncer le lancement, dans les prochains jours, d’un mini programme qui consiste à réaliser quelques ouvrages et à réfectionner d’autres.

Le numéro 1 de la province s’est réjoui de la fin de la maladie à virus Ebola qui était aussi parmi ses priorités comme la sécurité bien que celle-ci demeure encore une denrée rare dans cette partie de la RDC.

Il a placé son l’an 1 sous le signe de optimisme et d’un élan patriotique.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira

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Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.

Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.

Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.

Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.

Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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