Société
Nord-Kivu : Dans le territoire de Béni, les militaires sont devenus des affairistes
Après le meurtre de 15 civils, tués à Bukokoma, dans le Ruwenzori en territoire de Beni, les réactions ne cessent de fuser de partout. La dernière est celle de l’Honorable Celse Magezi, député provincial élu de Béni. Pour ce dernier, il est inacceptable que l’ennemi opère juste à côté des forces conjointes au cours d’une même semaine.
S’agissant de la même, il cite notamment le massacre de Museya, avec plus 9 personnes tuées, une dizaine de victimes à Kalivuli dans la chefferie de Bashu et à Kyangeni. Et maintenant, dans la nuit d’avant hier, quinzaine ont été tuées. Selon certaines informations, ces tueries ont été organisées parce les soldats commis à la garde de la population se sont dédouanés de leurs responsabilités.
L’Honorable Celse Magezi déplore que l’ennemi a fauché les paisibles citoyens sans armes : « C’est une situation qui est entrain de mettre la population dans la confusion, parce que vous allez comprendre que l’on a enlevé les militaires qui y étaient pour aller les doter des tenues, à 5 kilomètres, dans la cité de Mutwanga. Il y avait-il nécessité ou urgence de déplacer tous ces militaires ? Cette opération nous porte à croire que que l’ennemi tourne et vagabonde aisément dans la brousse, sans être inquiété par l’armée conjointe. Cette imprudence impardonnable a donné accès à ces malfrats de massacrer, en une seule nuit une partie de la population.
L’élu de Beni parle d’affairisme dans le chef de certains militaires. Car, se désole-t-il, il est inacceptable que les ADF tuent alors que les opérations « SUJA » sont présentes. Il propose, à cet effet, que le gouvernement envoie une équipe pour une enquête, afin de comprendre comment cette population été tuée et pourquoi nos hommes en uniforme ont abondonné leurs postes. Pourquoi ne pas laisser une partie des FARDC, afin de garantir la sécurité de la population ?
Il demande aussi la mutation de tous les militaires, afin d’y amener d’autres agents de sécurité pour sécuriser population.
« C’est pourquoi, moi en tant que député provincial, je suis entrain de demander au nouveau gouvernement qui a été instauré par le Président de la République, mener une équipe premièrement pour des enquêtes sérieuses, afin de comprendre comment cette population a été massacrée. Deux jours avant, une annonce a été faite, informant ainsi que l’ennemi vagabonde paisiblement dans l’entité. Pourquoi il y a eu négligence du côté de nos éléments qui sont censés sécuriser cette population ? Car c’est de cette négligence que l’ennemi en a profité pour opérer à Bukokoma. Nous demandons au gouvernement de muter les militaires de rang et tous les commandants, puisque ceux qui sont là ne sont oas capables de sécuriser la population » A-t-il conclu.
Aussi au finish, l’Honorable Celse Magegi demande une table ronde entre les services de sécurité et la population, afin de cimenter les relations civilo-militaires.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.net
Société
Bandalungwa : à “Wenze ya Baluba”, boue et déchets envahissent les routes après la pluie, les habitants réclament des caniveaux et poubelles publiques
Au quartier Bisengo, dans la commune de Bandalungwa, le marché dénommé “ya Baluba” est submergé par la boue et les déchets après chaque pluie. Celle du mercredi 15 avril 2026 a une nouvelle fois rendu la zone presque impraticable, compliquant fortement la circulation et les activités quotidiennes.

Les routes, déjà dégradées, se transforment en bourbier. Faute de caniveaux, les eaux de pluie stagnent et se mélangent aux immondices, formant une boue épaisse. Piétons, motocyclistes appelés communément “wewa” et véhicules peinent à se frayer un passage, et certains axes deviennent tout simplement inaccessibles.
Cette situation affecte aussi le marché. Des vendeurs exposent leurs produits à même le sol, à proximité de l’eau sale et des déchets, ce qui pose un sérieux problème d’hygiène. « Nous souffrons beaucoup ici après la pluie. Même pour acheter à manger, c’est compliqué et risqué », témoigne un habitant du quartier Ngafula.

Face à ces difficultés, les habitants appellent les autorités à agir. Ils demandent la construction de caniveaux, la réhabilitation des routes et une meilleure gestion des déchets pour mettre fin à cette situation qui perturbe leur quotidien et expose la population à des risques sanitaires.
Believe Likoko, stagiaire UCC
