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Nord-Kivu : contre vents et marées, Tommy Tambwe Ushindi est arrivé à Goma pour lancer le PDDRCS
Le coordonnateur national du programme de démobilisation, désarmement, réintégration communautaire et social (PDDRCS) est arrivé à Goma, dans la province du Nord-Kivu, ce lundi 11 octobre 2021.
Devant la presse locale, Tommy Tambwe Ushindi a laissé entendre être venu au Nord-Kivu pour démarrer les opérations du PDDRCS dans cette province. Il fixe aussi l’opinion que sa présence au Nord-Kivu ne signifie pas la fin automatique de l’insécurité. Par ailleurs, il dit penser y apporter un plus étant donné qu’il s’agit d’un processus.
« Je suis venu annoncer le démarrage des opérations de désarmement, démobilisation, développement communautaire et stabilisation en province du Nord-Kivu. Comme vous le savez, c’est un processus et je n’ai pas dit que ma présence sur cette terre signifie ipso facto la fin du problème de l’insécurité. Donc nous venons ici pour démarrer le programme, écouter les autorités, écouter les communautés, la jeunesse et les autres. Et, qu’ils nous disent de quelle manière ils attendent que ce programme soit exécuté de manière concrète dans cette province. Parmi les activités ici, il y’a aussi la prise en charge des rendus », indique-t-il.
Rappelons que Tommy Tambwe est nommé au poste de coordonnateur national du programme de démobilisation, désarmement, réintégration communautaire et social, PDDRCS en sigle, depuis le 06 Aout 2021, par ordonnance présidentielle. Tout de même, sa nomination n’a jamais été digérée par certaines structures de la société civile au Nord comme au Sud-Kivu. Ces contestations n’ont jamais trouvé d’échos de la part de la présidence. La société civile estimant que Tommy Tambwe, lui-même, reste un rebelle qui doit être démobilisé et réinséré dans la communauté comme tant d’autres.
Franck Kaky /CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
