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Nord-Kivu: « Autoriser les forces étrangères, c’est cautionner le plan de Balkanisation » ( Jean-Paul Ngahangondi, député)

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Pour lui, autoriser les armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda sur le sol congolais afin de rétablir la paix, c’est cautionner la balkanisation du pays car « les conséquences de l’arrivée des soldats étrangers sont encore visibles en RDC ». Il cite, par exemple, la guerre de 6 jours à Kisangani qui a fait beaucoup de morts et de rescapés qui n’ont jamais été indemnisés par l’Ouganda et le Rwanda. Les armées de ces deux pays, rappelle-t-on, s’étaient battues sur le sol du Congo.

Cet élu du territoire de Beni pense que les FARDC sont capables de rétablir la paix à l’Est, mais à cause des pesanteurs politiques, elles n’y arrivent pas.

Jean-Paul Ngahangondi veut que les politiques n’interfèrent plus dans l’armée pour qu’elle joue correctement son rôle.

« Amener officiellement les armées étrangères peut avoir comme conséquence l’effectivité de la balkanisation de notre pays. Donc,le gouvernement congolais doit réfléchir plusieurs fois avant de prendre l’option très dangereuse comme celle-là parce que nous savons la souffrance que nous traversons dans notre province, surtout à cause de la présence des militaires étrangers sur notre sol. Nous continuons à subir jusqu’à présent les affres de leur présence. Oui, la paix à Beni et partout à l’Est, c’est le souhait de nous tous. Mais nous croyons encore à la capacité de notre armée. Cette dernière qui a réussi à défaire la rébellion du M23 et d’autres qui n’existent d’ailleurs plus. Ce qui se passe à Beni ne peut dépasser notre armée. Ce qui fait qu’elle n’arrive à rétablir la paix là-bas, c’est la politique. Que les politiques laissent notre armée faire son travail », a dit le député provincial Jean-Paul Ngahangondi.

Cet élu du territoire de Beni propose plutôt au gouvernement congolais de faire recours aux forces militaires de la SADC car, selon lui, le Rwanda, le Burundi ou encore l’Ouganda sont des pays qui complotent contre la RDC et n’ont jamais joué franc-jeu dans la pacification de l’Est du pays.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Décès d’Étienne Davignon : Une figure belge citée dans le dossier « Lumumba » s’éteint à 93 ans  

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Étienne Davignon, ancien diplomate belge dont le nom était associé au dossier controversé de l’assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant, est décédé à l’âge de 93 ans.  

Au moment des faits, survenus en janvier 1961, M. Davignon occupait le poste de stagiaire au sein du ministère belge des Affaires étrangères.

Plusieurs décennies plus tard, fin mars dernier, Étienne Davignon avait fait appel d’une décision le renvoyant devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Il était suspecté de complicité dans le meurtre de Patrice Lumumba. Cette démarche judiciaire avait suscité le mécontentement des avocats représentant la famille Lumumba, qui y voyaient un « nouveau contretemps » dans une procédure judiciaire qui s’éternise depuis plus de quinze ans, jalonnée de nombreux retards.

Le décès d’Étienne Davignon intervient alors que la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Patrice Lumumba fait encore l’objet de recherches et de débats intenses.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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