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Nord-Kivu : À Butembo, Ubuntu Panafrika sensibilise les femmes au renforcement du “mariage civilo-militaire” pour la paix

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À l’approche de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’organisation Ubuntu Panafrika a organisé, ce vendredi 6 mars 2026, une séance de sensibilisation à Butembo, dans la province du Nord-Kivu.

L’activité, tenue dans la salle Queen Germany Hall, a réuni plusieurs organisations féminines autour du thème du mariage civilo-militaire, présenté comme un levier pour renforcer l’unité nationale face aux menaces sécuritaires dans l’Est du pays.

Renforcer l’unité entre la population et l’armée

Intervenant lors de cette rencontre, Fidèle Ubuntu, coordonnateur du projet « Wapi Jiwe langu kwa kujenga Amani kwa Mashariki wa Congo », a expliqué que le rapprochement entre civils et militaires constitue un facteur essentiel pour la stabilité et la paix.

Selon lui, les groupes armés actifs dans l’Est cherchent souvent à semer la méfiance entre la population et l’armée congolaise.

« L’unité fait la force. Ceux qui nous attaquent veulent nous séparer de nos militaires. C’est pourquoi nous appelons au renforcement du mariage civilo-militaire. Un peuple uni derrière son armée reste toujours victorieux », a-t-il déclaré.

Il a également exhorté les femmes congolaises, sans distinction d’origine ou de tribu, à soutenir les institutions nationales et les forces de défense, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo.

Dans son intervention, il a cité les groupes armés qui déstabilisent la région, notamment les Allied Democratic Forces et le Mouvement du 23 mars, appelant la population à rester unie pour faire face à ces menaces.

Les femmes appelées à jouer un rôle actif pour la paix

Parmi les participantes, Dévote Luvuno a salué cette initiative qu’elle considère comme une opportunité de renforcer la participation des femmes dans les efforts de paix et de sécurité.

Pour elle, l’engagement patriotique peut se traduire de plusieurs manières, notamment par l’intégration dans les institutions de sécurité.

« Aimer son pays signifie aussi être prêt à le défendre. Les femmes et les jeunes filles peuvent rejoindre les forces armées, la police ou d’autres services engagés dans la défense de la nation », a-t-elle souligné.

Elle a également évoqué la possibilité pour certaines femmes de soutenir les initiatives locales de défense communautaire, comme les Wazalendo, en réponse aux appels au patriotisme lancés par les autorités.

Une mobilisation féminine saluée

Plusieurs membres d’organisations féminines de Butembo ont pris part à cette activité, organisée dans le cadre des manifestations liées à Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars.

Les participantes ont salué cette initiative, estimant qu’elle contribue à renforcer la conscience patriotique et la solidarité entre la population et les forces de sécurité dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET

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VBG au Kasaï-Central : la ligne 122 promue auprès des jeunes par les consortiums ONG DIBA et VJKA-ASBL en partenariat avec CPJ

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À Kananga, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’intensifie avec l’implication des jeunes. Près de 300 participants, filles et garçons, ont pris part, jeudi 30 avril 2026, à un atelier de vulgarisation de la ligne verte 122, organisé dans la salle CEICA par les ONG DIBA et Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), en partenariat avec le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ).

Ces assises d’une journée se sont tenues en présence de la représentante de la ministre provinciale en charge du Genre, Famille et Enfant, ainsi que du chef de division provinciale de la jeunesse. Elles avaient pour objectif de fournir aux jeunes des moyens concrets et sécurisés pour dénoncer les cas de violences, qu’ils concernent les filles ou les garçons.

Au centre des échanges figurait la ligne verte 122, un numéro gratuit destiné au signalement des violences sexuelles et autres formes d’abus. Malgré son importance, cet outil reste encore peu connu dans plusieurs communautés, ce qui limite son utilisation.

Facilitatrice des travaux, Laetitia Wele Ngalula, coordonnatrice nationale de l’ONG DIBA, a rappelé que la ligne 122 constitue un mécanisme efficace pour signaler rapidement les violences et orienter les victimes vers des structures de prise en charge.

De son côté, Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, a encouragé les jeunes à s’approprier ce numéro vert. Selon lui, son efficacité dépend avant tout de son utilisation par la population, en particulier la jeunesse.

Un accent particulier a été mis sur les jeunes filles mères, souvent exposées à des situations de vulnérabilité. Les organisateurs ont insisté sur l’importance de leur accès à l’information afin de leur permettre de se protéger et de dénoncer les abus.

À l’issue de l’atelier, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à relayer les messages dans leurs communautés. Grâce Ditalala, l’une des participantes, a promis de sensibiliser d’autres jeunes sur l’importance de la ligne 122.

À travers cette activité, les organisateurs entendent renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la province, en misant sur l’engagement des jeunes et la promotion des mécanismes de dénonciation disponibles.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

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