Société
Nord-Kivu : à Butembo, les jeunes mobilisés pour soutenir les recrues de la Réserve armée
À Butembo, au Nord-Kivu, les jeunes de plusieurs associations ont été sensibilisés ce vendredi 9 mai 2025 à la collecte de dons matériels et financiers en faveur des recrues en formation à Nyaleke, dans le cadre de la Réserve armée de la défense (RAD). Cette initiative est portée par l’Association chrétienne dans l’amour, l’unité, la prière et l’évangélisation (ACAUPE), en collaboration avec le service urbain de la jeunesse.

Représentant le maire à cette activité, Augustin Kalindiwe, chef dudit service, a souligné l’importance de cet élan de solidarité envers les jeunes partis se former pour défendre la nation.
« Nous devons soutenir nos frères qui se sont engagés corps et âme à Nyaleke. Ceux d’entre nous qui sont encore en ville doivent aussi s’engager. Sensibilisez vos groupes, car le Congo nous appartient à tous. C’est à nous de le sauver », a-t-il exhorté.
Le président de l’ACAUPE, Kambale Fataki, a rappelé l’objectif de cette campagne : allier soutien spirituel et matériel. « Nous allons prêcher à ces jeunes pour qu’ils reçoivent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur, et qu’ils entament cette formation avec Dieu. Mais nous n’irons pas les mains vides. Nous appelons les habitants de Beni, Butembo et Lubero à se mobiliser », a-t-il déclaré.

La campagne d’évangélisation et de collecte, lancée le 1er mai à Butembo, va se poursuivre par des descentes de porte à porte dès ce lundi 12 mai. Le 16 mai, une veillée de prière est prévue à Beni, avant la remise des dons aux recrues le 17 mai à Nyaleke.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
