Santé
Nord-Kivu : 25 cas confirmés de Mpox dont un décès en DPS antenne de Butembo
La Division provinciale de la santé de Butembo a enregistré jusqu’à la quarante-sixième semaine épidémiologique, 25 cas confirmés de Mpox dont un décès soit 4% comme taux de létalité.
C’est le communicateur de la DPS antenne de Butembo qu’il a dit au cours d’un briefing avec la presse locale, ce mercredi 27 novembre 2024 à Butembo.
« Au niveau de l’antenne de la division provinciale de la santé de Butembo, nous avons 25 cas confirmés avec un décès soit 4℅ comme taux de létalité », a-t-il révélé.
Il fait savoir que sur 17 zones de santé de cette entité sanitaires, 7 ont déjà été touché par cette variole de singe avec Mutwanga à la tête, en territoire de Beni.
« Le nombre de zones de santé au niveau du grand Nord, il s’agit de 7 zones de santé dont Mutwanga avec 10 cas confirmés et là, c’est précisément au niveau de l’aire de santé de Kasanga, Kangauka vers Kasindi Lubiriha, la zone de santé qui est en deuxième position, c’est la zone de santé de Beni avec 5 cas confirmés et là, c’est la semaine passée qu’on a eu à confirmer 5 cas à la prison centrale de Kangwabyi, la troisième position, c’est la zone de santé de Kyondo ici le cumul de cas est 5 confirmés avec 1 décès, pour la quatrième position, c’est la zone de santé de Katwa en ville de Butembo qui reprend les communes de Bulengera et de Mususa où nous avons déjà eu à enregistrer 2 cas confirmés, la cinquième position, c’est la zone de santé de Alimbongo où nous avons déjà enregistré 1 cas confirmé, la sixième zone est celle de Manguredjipa qui a déjà enregistré aussi 1 cas confirmé et la dernière zone est de Vuhovi avec 1 cas confirmé », a-t-il indiqué.
À cette occasion, face a cette flambée de cas de Mpox, Damulu Luhavo appelle toute la communauté à lutter contre cette maladie en renforçant les mesures et barrières dont se laver correctement les mains avec du savon ou avec le gel alcoolique, inviter d’avoir les relations sexuelles avec une personne qui a les signes de la maladie de Mpox, ne pas toucher les draps, vêtements et ustensiles de quelqu’un qui est malade, ne pas manipuler ou manger la viande d’un animal mort et il faut cuir la viande avant de la manger, se vacciner, ne pas toucher les corps des personnes morte de Mpox, utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel occasionnel.
Par ailleurs, la DPS de Butembo annonce pour bientôt la tenue de la quatrième phase de vaccination contre la poliomyélite des enfants de 0 à 5 ans, soit du 5 au 7 décembre 2024.Les préparatifs vont bon train.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
