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Nkamba, Nouvelle Jérusalem : L’appel solennel à un Dialogue national citoyen pour sauver la RDC

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Le Consortium « Paix Sans Frontières » a lancé, ce 30 mai 2025 à Kinshasa, un appel historique, prophétique et patriotique à l’endroit du Président de la République démocratique du Congo, Chef de l’État et garant de l’unité nationale. Face à l’impasse politique, aux tensions sociales, aux menaces sécuritaires et à l’effritement du tissu national, le Consortium propose un cadre de refondation républicaine : un Dialogue national citoyen, inclusif et fédérateur, à tenir à Nkamba, terre symbolique des ancêtres et berceau spirituel de la nation.

Selon les initiateurs, la situation sociopolitique actuelle du pays-marquée par les conflits armés, les tensions communautaires, la pauvreté endémique, la corruption, le recul du pouvoir d’achat et les violations massives des droits humains-exige un sursaut collectif. Malgré les efforts institutionnels et diplomatiques engagés, la crise tend à se pérenniser et appelle à une démarche nouvelle, enracinée dans les traditions, la spiritualité et les aspirations populaires.

Le Consortium constate l’échec des dialogues précédents, tenus à l’extérieur du pays, souvent entre élites politiques et sans véritable ancrage citoyen. Ces rencontres n’ont abouti qu’à des partages de postes, éloignées des attentes sociales et des souffrances du peuple. De Nairobi à Doha, en passant par Luanda et Washington, les processus engagés ont montré leurs limites. D’où la nécessité, selon les signataires, de « ramener la parole » au peuple, dans un cadre sacré et authentique : Nkamba, surnommée « la Nouvelle Jérusalem ».

Ce Dialogue inédit, convoqué sur la terre des ancêtres, vise à créer un espace d’expression démocratique, spirituel et culturel où les Congolais de toutes origines, confessions et régions, pourront débattre librement de l’avenir de leur pays. Il s’agira notamment de confronter les résolutions des initiatives existantes avec les coutumes, les traditions, la sagesse africaine, et la quête de dignité du peuple congolais, dans un esprit de vérité, de réconciliation et de cohabitation pacifique.

Les organisateurs sollicitent le leadership du Président de la République pour initier officiellement ce processus sur la base des articles 170 et 207 de la Constitution. Ils proposent aussi que les bons offices du consortium CENCO-ECC, porteur d’un Pacte social pour la paix, soient mis à profit pour encadrer les travaux. Le Dialogue de Nkamba devra déboucher sur un véritable contrat social, porteur de paix durable, de justice restauratrice et de renaissance nationale.

Le caractère spirituel et prophétique de cette démarche est assumé. Les signataires se réfèrent à la pensée de Patrice Emery Lumumba-« L’Afrique écrira sa propre histoire… »-et à la prophétie du Chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani annonçant la résurrection du Congo, sa puissance future et le retour des Noirs américains pour participer à sa libération. Ce message symbolique renforce l’idée d’un Congo enraciné dans ses traditions mais tourné vers un avenir universel.

Le constat de la désintégration sociale est grave. Le pays est déchiré entre l’Est ensanglanté par la rébellion du M23, l’Ouest et le Centre affectés par les phénomènes Mobondo et Kamuena Nsapu, et le Nord-Est en proie aux tensions communautaires Mbole-Lengola. En ville, l’insécurité urbaine (Kuluna), la corruption et la misère plongent la population dans le désespoir. Pour le Consortium, seul un Dialogue citoyen enraciné et sincère peut guérir la Nation.

Dans cette perspective, le Consortium annonce la tenue prochaine d’une Messe coutumière pour la paix, sur l’esplanade du Palais du peuple à Kinshasa. Cette première édition rassemblera les autorités coutumières et mutualités issues des 450 ethnies de la RDC, pour poser les jalons d’une paix authentique et populaire. Elle servira de prélude symbolique au Dialogue de Nkamba.

Enfin, les signataires préviennent : le Congo ne peut plus continuer à survivre dans un état d’exception permanent, livré aux ingérences, aux manipulations identitaires et à la marchandisation de ses ressources. La voie du salut, affirment-ils, passe par une refondation profonde de l’État, guidée par la sagesse ancestrale, l’unité des cœurs et la volonté partagée de bâtir une nation grande et prospère.

Sous la plume du président Me Justus Tshikona Kanupabu et de M. Kolbe Kulefa Kahanga, le Consortium « Paix Sans Frontières » lance un ultime cri d’alarme-mais aussi d’espérance. Nkamba attend. Le Congo doit renaître.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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