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Nico Kaja (DGA Mardini Transit) formel : » Nous n’empietons aucunement aux tâches des Représentants des Transporteurs, mais apportons juste les informations relatives aux cargaisons à l’État congolais »
Face aux manifestations des représentants des Transporteurs en douane de Kasumbalesa, opposés à l’installation de Mardini Transit, le leadership de cette entreprise a brisé le silence afin d’éclairer la lanterne de l’opinion publique sur ses nobles missions à la frontière de Kasumbalesa-Mokambo-Sakania, ainsi que d’autres frontières de la République démocratique du Congo.
Par l’entremise de Nico Kaja, son Directeur-Général adjoint, Mardini Transit s’inscrit en faux contre les allégations mensongères distillées contre ses activités par certaines personnes.
Répondant aux bruits d' »empiètement » des tâches des autres dans ses attributions, à l’exemple des représentants des Transporteurs en douane, Nico Kaja déclare que ce sont des simples spéculations qui n’ont rien à avoir avec les tâches des uns et des autres à la douane.
Mardini Transit, en effet, est un agent du secteur de transporteur qui a son agrément et s’occupe de l’enregistrement au registre de la douane des informations relatives aux cargaisons, notamment l’origine, la qualité, la quantité et toutes les informations relatives à l’armement vias SYDONIA, S ONE, etc. » Le travail de Mardini Transit Logistic n’a rien à avoir avec le travail des représentants des Transporteurs en douane et n’entre même pas en collusion avec les tâches dévolues aux représentants des Transporteurs en douane. C’est un travail complémentaire, les représentants des Transporteurs en douane continueront à faire leur travail comme d’habitude, car nous, nous faisons le travail de Bureau, qui consiste à prendre les informations des cargaisons, les inscrire dans les registres de la douane. Nous ne faisons pas un travail de terrain comme représentants des Transporteurs en douane », souligne-t-il.
Comprenant la colère exprimée par les représentants des Transporteurs en douane de Kasumbalesa, Nico Kaja accorde la chance au « Dialogue » pour une solution adéquate.
Retenons que Mardini Transit est une société congolaise opérationnelle depuis plus de 20 ans dans le domaine de logistique portuaire en RD Congo.
C’est un Agent maritime et terrestre agréé et respectueux des lois de la République organisant ce secteur rigoureusement constitué depuis janvier 1920. » C’est plus vieux que nos parents. La loi compétant celle de 1920 est de 1931 relative aux responsabilités du transporteur. Ensuite le décret-loi de 1939 sur le transport et fausse déclaration. Puis vint l’ordonnance-loi de 1949 portant organisation de la douane. Ces instruments juridiques ont été pondus par nos père dans l’objectif de mieux organiser ce secteur porteur d’assiettes fiscales du Trésor national », a-t-il relaté, avant de conclure que c’est le même esprit qui a poussé l’État à doter ce secteur d’un cadre organisationnel solide et étendu. D’où les maîtres-mots : Sécurité, Recettes et Organisation.
Joseph Malaba & Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
