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Négociations de Genève : Jean-Félix Mupande sort du silence et dément toute implication

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Mentionné sur la liste des délégués de l’AFC-M23 engagés dans les négociations avec le gouvernement congolais en Suisse, Jean-Félix Mupande a tenu à clarifier sa position. Depuis les États-Unis, l’expert congolais affirme n’avoir aucun lien avec cette délégation et rejette catégoriquement toute participation aux discussions de Genève.

Une vidéo pour rétablir la vérité

Dans une séquence vidéo enregistrée, ce mardi 14 avril depuis le Colorado, l’ancien directeur général du Cadastre Minier (CAMI) s’adresse directement à l’opinion publique. Il insiste sur sa présence actuelle en laboratoire, loin de toute activité diplomatique. « Je t’envoie cette vidéo pour te montrer que je suis au laboratoire actuellement, au moment où tout le monde pense que je suis parti à Genève », déclare-t-il, cherchant à couper court aux spéculations.

Jean-Félix Mupande affirme n’avoir jamais été approché pour prendre part à ces négociations. Selon lui, aucune autorité ni aucun représentant ne l’a sollicité.
« Il faudrait que tu saches que je n’ai jamais été contacté », insiste-t-il, rejetant toute idée d’implication, directe ou indirecte, dans ce processus politique.

Actuellement engagé dans ses travaux académiques à la Colorado School of Mines, le chercheur souligne l’incompatibilité entre ses activités scientifiques et une éventuelle participation à des pourparlers politiques.
« Il n’a jamais été dans mes intentions d’abandonner mes activités académiques pour aller participer à des négociations », précise-t-il avec fermeté.

Une utilisation de son nom à des fins stratégiques ?

Face à la présence de son nom sur la liste des délégués, Jean Félix Mupande évoque une possible manœuvre visant à renforcer la crédibilité du mouvement.

« Si ce nom est apparu sur cette liste, il est probable que l’autre partie ait cherché à se renforcer avec des experts », analyse-t-il, suggérant qu’une tierce personne aurait pu mentionner son nom sans son consentement.

Souhaitant se tenir à l’écart des polémiques, Jean-Félix Mupande réaffirme son engagement exclusif dans la recherche scientifique, notamment en pétrologie.
« Ces roches n’ont rien à voir avec la politique », tranche-t-il, avant de lancer un appel clair : « Si vous pouvez me laisser en paix et me laisser continuer à faire ce que je fais ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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