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Naufrage au lac Maï Ndombe: 45 corps sans vie dont 22 enseignants déjà récupérés

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Des morts de trop dans la province de Maï Ndombe. Plus de 45 morts dont 22 enseignants, tous du ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel (EPSP) sont portés disparus à la suite du naufrage qui a eu lieu le dimanche 26 mai 2019 sur le lac Mai-Ndombe.

Selon le gouverneur intérimaire de la province, déjà 45 corps sans vie sont récupérés dont ceux de 22 enseignants. Pour le gouverneur, cet incident aura des effets négatifs sur l’année scolaire.

« Je pense que cela doit avoir des incidents graves sur l’année scolaire. Car 22 parmi lesquels figurent deux préfets des études et vingt autres enseignants. C’est un déficit s’il faut le répartir par école », souligne-t-il.

L’intersyndicale de l’EPSP Mai-Ndombe, justifie cette disparition par le mauvais système de paie.

« Un enseignant doit être payé dans son lieu de travail et que la paie de proximité n’est qu’un slogan creux dans notre province. Ceux qui nous ont quitté, allaient chercher leur salaire à Inongo et voilà le sort », dit-il.

Une réunion entre le comité de suivi de la paie et l’intersyndicale de l’EPSP est souhaitée et ce, dans le but de clarifier la cartographie de la paie de proximité dans les territoires non desservis par les banques commerciales. A proposé ainsi Marcelle Niongo, membre de l’intersyndicale.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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