Environnement
Nairobi accueillera la 11ème Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique avant le Sommet africain sur le climat
Addis-Abeba, le 13 août 2023 (CEA) – La 11ème Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-XI) se tiendra à Nairobi, au Kenya, du 1er au 2 septembre 2023.
CCDA-XI est un évènement annuel du Climat pour le développement en Afrique (ClimDev-Afrique), une initiative de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de la Banque africaine de développement (BAD).
Elle servira d’évènement préalable au Sommet africain sur le climat qui se tiendra sous le thème, « Solidarité africaine pour l’action climatique mondiale », du 4 au 6 septembre 2023, à Nairobi, au Kenya. Il réunira des décideurs africains de haut niveau, des hauts fonctionnaires, des experts du changement climatique, des Organisations de la société civile et d’autres parties prenantes pour délibérer sur les sous-thèmes du Sommet.
« L’Afrique a adopté la position selon laquelle elle contribue le moins au réchauffement climatique mais est la plus vulnérable face aux effets du changement climatique et a donc des besoins spéciaux et des circonstances particulières qui justifient un soutien financier pour atténuer et s’adapter au changement climatique », soulignent les organisateurs. Le continent cherche à accélérer la mise en œuvre de ses stratégies et de ses actions en matière de changement climatique pour éviter les effets catastrophiques du réchauffement climatique et renforcer ainsi la résilience des économies du continent.
Le changement climatique est une menace pour le développement de l’Afrique. Selon l’Indice de vulnérabilité climatique 2022, neuf des 10 pays les plus vulnérables se trouvent en Afrique subsaharienne et le rapport 2022 sur le changement climatique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat confirme que l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale font partie des zones à risque mondiales de la vulnérabilité humaine au changement climatique.
En outre, l’Afrique a besoin d’environ 500 milliards de dollars de financement climatique d’ici 2030, selon l’édition 2022 de la publication de la BAD, « Les perspectives économiques en Afrique », qui a également estimé que le continent devra investir plus de 3 000 milliards de dollars dans l’atténuation et l’adaptation au cours de la même période pour mettre en œuvre ses Contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris.
CCDA-XI devrait proposer des recommandations analytiques détaillées et factuelles sur les différents sous-thèmes du Sommet. Les rapports de la conférence contribueront aux déclarations finales des chefs d’État africains, vers et au-delà de la COP28 de la CCNUCC.
La première journée de ladite Conférence consistera en des réunions techniques de ces groupes d’experts, tandis que la deuxième journée sera consacrée à un segment de haut niveau pour les politiques et les décideurs qui examineront et finaliseront les déclarations pour le Sommet.
Organisé avant la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), connue sous le nom de COP, la CCDA réunit différents groupes d’acteurs africains sur le changement climatique, pour discuter des principales opportunités et défis en matière de changement climatique et de développement et ce dans le but de mettre en œuvre des solutions africaines face au changement climatique. La conférence suscite également des contributions factuelles et des analyses à la position commune africaine avant la COP, qui cette année est organisée par les Émirats arabes unis.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
Actualité
UPN : Fabrice Ngubi Mombenga décroche une « Grande distinction » grâce à une recherche innovante sur la protection de la flore
L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a servi de cadre à une soutenance scientifique d’une rare densité intellectuelle au cours de laquelle le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, Directeur général de l’ISP BUSSA/NDOLO-LIBOKO, a brillamment obtenu la mention « Grande distinction » à l’issue de la défense publique de son mémoire de diplôme d’études approfondies (DEA).
Présenté au sein de la Faculté de pédagogie et didactique des disciplines, orientation biologie, ce travail scientifique consacre un parcours académique marqué par la rigueur méthodologique, la pertinence scientifique ainsi qu’une réflexion approfondie sur les mécanismes modernes de transmission des savoirs dans le système éducatif congolais.

Une étude centrée sur l’éducation environnementale
Intitulée : « Analyse de la fiche de préparation d’une leçon sur la protection de la flore selon l’approche par situation au niveau de la 8ᵉ année de l’éducation de base dans les écoles de Gemena/Sud-Ubangi », cette recherche s’inscrit dans une dynamique pédagogique novatrice axée sur l’éducation environnementale et la contextualisation des apprentissages.
À travers cette étude, le récipiendaire s’est appliqué à analyser les stratégies pédagogiques capables de développer chez les apprenants une conscience écologique plus affirmée ainsi qu’une meilleure compréhension des enjeux liés à la préservation de la biodiversité.
Dans son exposé, Fabrice Ngubi Mombenga a démontré avec éloquence que « l’approche par situation constitue un levier pédagogique essentiel pour stimuler l’esprit critique et la participation active des élèves face aux problématiques environnementales ».
Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer la protection de la flore parmi les priorités éducatives des programmes de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.
Un jury conquis par la qualité scientifique du travail
Séduit par la pertinence du sujet, la solidité des analyses et la cohérence argumentative développée durant toute la défense, le jury a unanimement salué « une contribution remarquable à l’amélioration qualitative de l’enseignement des sciences biologiques ».
Cette reconnaissance académique prestigieuse traduit non seulement le mérite personnel du Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, mais aussi le dynamisme scientifique de l’UPN, institution réputée pour son engagement dans la formation des élites pédagogiques nationales.
Une figure montante de la recherche pédagogique en RDC
Grâce à cette distinction de haute portée académique, le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga s’impose désormais comme l’une des figures émergentes de la recherche pédagogique en République démocratique du Congo.
Son travail illustre l’engagement d’une nouvelle génération d’intellectuels congolais déterminés à contribuer à la refondation qualitative du système éducatif national, à travers des recherches ancrées dans les réalités sociales et environnementales du pays.
Blaise ABITA ETAMBE
