Actualité
N. Mwilanya (après la chute de Mabunda) : « Le FCC n’arrêtera pas son combat en vue de l’émergence de la RDC »
Après la destitution du bureau Mabunda, au cours de la plénière du jeudi 10 décembre 2020, la plateforme chère au sénateur à vie Joseph Kabila Kabange vient de sortir de son silence.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 11 décembre par la cellule de communication du FCC, Néhémie Mwilanya a reconnu que sa famille politique vient de perdre une bataille importante.
Se référant à son slogan « Le Congo D’abord », l’élu de Fizi prévient que le FCC n’abandonnera pas son combat pour la préservation des acquis démocratiques, de l’unité nationale et de la stabilité, en vue de l’émergence du pays. À cet effet, il a appelé les patriotes de resserrer les rangs derrière ces challenges.
À l’heure actuelle, des voix s’élèvent au sein de la famille politique de Joseph Kabila Kabange pour demander des réformes au sein du FCC et PPRD. L’un d’eux Patrick Nkanga l’a manifesté sur la toile.
« L’heure est venue pour que des changements profonds s’opèrent au PPRD ainsi qu’au FCC », a écrit sur Twitter ce conseiller du Premier Ministre et membre du bureau politique.
D’autres, par contre, appellent à la démission de Néhémie Mwilanya de la tête de cette formation politique. Ils estiment qu’après l’échec à la présidentielle de 2018 et sa mauvaise gestion de vouloir tout centrer sur lui, il est temps de voir d’autres personnes diriger la coordination du FCC.
Rappelons-le, Jeanine Mabunda a été destituée de son poste de présidente de la chambre basse du parlement. Et les membres du bureau.
Pour plusieurs analystes, c’est une grande victoire de Félix Tshisekedi, qui a annoncé la rupture de la coalition FCC-CACH en vue de la création de l’Union Sacrée pour la Nation.
Clément Muamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
