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Mweka : les enseignants en grève sèche après trois mois sans salaire

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Depuis le mercredi 19 novembre, une grève sèche paralyse l’ensemble des écoles publiques de la cité de Mweka, dans la province éducationnelle Kasaï 2. À l’origine du mouvement, les enseignants dénoncent trois mois de salaires impayés, une situation qu’ils jugent désormais « insupportable ».

 

Dès les premières heures de la matinée, les enseignants ont organisé une marche pacifique pour exprimer leur colère face au non-paiement des salaires de septembre, octobre et novembre. Selon eux, plusieurs alertes ont été lancées sans qu’aucune réponse concrète ne soit apportée par les autorités compétentes.

 

« Nous ne pouvons plus continuer à travailler sans salaire. Nos familles souffrent et personne ne nous écoute », a déploré un enseignant rencontré lors de la marche, rappelant que de nombreuses correspondances avaient déjà été adressées au gouvernement.

 

Toutes les écoles publiques sont restées fermées, conséquence directe de la grève décrétée par les syndicats locaux. Plusieurs directeurs d’établissement affirment avoir été contraints de suivre le mouvement. « La situation est critique. Tant qu’aucune solution ne sera trouvée, il n’y aura pas de reprise des cours », a indiqué l’un d’eux.

 

Les enseignants exigent une intervention urgente du gouvernement afin de régulariser leur rémunération et de garantir la poursuite de l’année scolaire. « Nous voulons simplement être payés pour le travail que nous faisons. Rien de plus », a insisté une enseignante, dénonçant l’instabilité financière récurrente dans le secteur éducatif.

 

En attendant une réaction de Kinshasa, les cours demeurent suspendus à Mweka, laissant des milliers d’élèves privés d’accès à l’éducation.

 

Glodi Bukasa Mawila / CongoProfond.net

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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