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Musique : Cindy Le Cœur nominée aux AFRIMA 2025 – Une étoile congolaise en lumière à Lagos
La chanteuse congolaise Cindy Le Cœur, véritable icône de la scène musicale africaine contemporaine, vient de décrocher une nomination prestigieuse aux All Africa Music Awards (AFRIMA) 2025, dans la catégorie « Meilleure artiste féminine d’Afrique centrale », grâce à son titre à succès « Poupiye », fruit d’une collaboration vibrante avec le Grand Mopao, Koffi Olomidé.
Cette reconnaissance continentale sonne comme une consécration pour celle que les mélomanes surnomment affectueusement « La Reine de l’amour ». Artiste aux multiples facettes, Cindy Le Cœur s’impose depuis des années par la finesse de sa voix, la profondeur de ses textes, et sa présence scénique captivante.
*Les AFRIMA 2025*, qui se tiendront à *Lagos (Nigeria)* du *25 au 30 novembre*, réuniront l’élite musicale africaine autour d’une célébration de l’excellence artistique. Le public est invité à voter en ligne pour soutenir ses artistes préférés jusqu’au *30 novembre*, date de clôture des votes.
Face à une rude concurrence – notamment *Charlotte Dipanda* et *Blanche Bailly* du Cameroun, *Deborah Lukalu* (RDC) ou encore *Emma’a* (Gabon) – Cindy Le Cœur représente avec brio la richesse et l’élégance de la musique congolaise féminine.
Au-delà de cette nomination, il s’agit aussi d’un symbole : la reconnaissance d’un parcours construit avec rigueur, humilité et passion. Cindy incarne cette nouvelle génération d’artistes africaines qui allient modernité, authenticité et excellence.
*Le peuple congolais*, fervent admirateur de son talent, est ainsi appelé à se mobiliser pour faire briller *Cindy Le Cœur* sur le toit de la musique africaine. Une victoire à Lagos serait non seulement la sienne, mais celle de toute une nation musicale.
Barca Horly Fibilulu Mpia
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
