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Actualité

Musique : Après deux décennies d’absence dans l’espace européen, Grand-Père Bozi Boziana se produit à Paris, le dimanche 08 juin

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Ce concert très attendu par la diaspora congolaise vivant au pays d’Emmanuel Macron, sera livré à la place New Morning, aux numéros 7 et 9 de la rue des Petites Écuries à Paris, de 20h à 23h.

En à croire l’artiste qui, à travers plusieurs sorties médiatiques ne fait que confirmer l’événement, les préparations vont bon train et le public ne sera pas decu.

Il invite tous les nostalgiques de sa bonne musique, à répondre présents à ce grand rendez-vous qui marque son retour sur la scène européenne, après presque vingt ans sans production.

Rappelons qu’avec l’avènement du phénomène  » combattants  » en Europe, les artistes musiciens congolais vivant au pays, n’avaient plus cette possibilité de livrer des concerts à Paris, Bruxelles, Londres, etc.

Disposant d’un répertoire riche, constitué de chansons à grand succès qui ont émerveillé le public congolais, ainsi qu’africain, et qui sont restés des Chefs d’oeuvre, tels que : Sisina, Mon mari est gabonais, Titsha, Zakaye, Fleur de Lys, Israël, Doukoure, Lubuaku, Swizerland, La reine de sabat, Mitsouri, etc., celui qu’on appelle affectueusement ya Benz, est aujourd’hui confronté à un embarras de choix pour plaire à son public.

Selon ses déclarations à travers les médias, 16 chansons sont programmées pour la production de ce dimanche 08 juin à New Morning. Reste à savoir si l’intégralité sera assurée, vu les contraintes liées au temps.

S’estimant très en forme, malgré ses 73 ans révolus, il voit la possibilité de multiplier les concerts pour faire revivre à ses nostalgiques, ces merveilles du passé. Il rassure que sa voix reste intacte, car c’est un don reçu de Dieu.

Signalons que pour cette production, il sera accompagné de ses bozianas (ses chanteuses), avec la participation remarquée de l’une des anciennes qui ont fait bouger l’orchestre Anti-Choc, en la personne de Scola Miel Nzawisa, coéquipière de Bethy Bis Kindobika.

Bref, notons que la soirée de ce dimanche 08 juin à New Morning, marque le retour en force de l’une des icônes de la musique congolaise, Benoît Mbenzu Ngamboni Mokili, dit Grand-Père Benz Bozi Boziana.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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