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Mputu Trésor : « Ce que je suis, c’est grâce à Moïse Katumbi. Je demande pardon… »
24 heures après sa suspension pour manque de respect au président de l’équipe, Trésor Mputu a tenu une conférence de presse ce mardi 17 décembre devant la presse Lushoise. Objectif : faire son mea-culpa et tenter de redorer son image ternie auprès de son public du TP Mazembe et de son président Moïse Katumbi.
« Avant d’être joueur, je suis l’enfant du président Moïse. Je ne sais pas si un enfant peut injurier son père. Notre président est politicien. Parfois, il y a des choses qui m’arrivent hors terrain à cause d’être son enfant. Mais dire que je l’ai injurié NON ! Si je suis Trésor Mputu, c’est grâce à lui. Je demande juste PARDON à toutes les autorités qui étaient dans la tribune… », s’est indigné le « Trésor » du TP Mazembe.
Et d’expliquer le geste pour lequel il a été sanctionné : « Les supporters chantaient que Mihayo démissionne et moi dans mes gestes, je disais « président ce n’est pas moi. » Les gens ont pris ça dans un mauvais sens, même notre chaîne de télévision de l’équipe a vu autre chose. Je suis avec le président Moïse depuis 16 ans. Je regrette seulement ce que les gens disent. Je suis joueur de Mazembe, je ne souhaite plus quitter Mazembe et aller terminer ma carrière ailleurs. Que les supporters se tranquillisent et me pardonnent. A nos journalistes de l’équipe, que Dieu les pardonne aussi ».
Il sied de rappeler que la direction du TP Mazembe avait décidé au cours d’une réunion d’urgence de retirer provisoirement le dossard n°8 à Trésor Mputu estimant qu’il a franchi la ligne rouge. Il devait être suspendu ou quitter le club.
Remplacé en cours de jeu, le dimanche dernier lors du match de la Linafoot face au Daring Club Motema (2-0) , par son entraîneur Pamphile Mihayo, Tresor Mputu aurait manifesté son mécontentement devant les autorités de l’équipe, y compris Moïse Katumbi.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
