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Morts des manifestants anti-Malonda à Lubumbashi : la Société civile fait porter le chapeau au gouvernement provincial

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Dans un Communiqué de presse conjoint, rendu public ce mardi 14 juillet 2020, les ONG des droits de l’homme dont CEIPDHO, GANVE, HDH, JUSTICIA ASBL, MDR et NDSCI s’inquiètent du fait que la situation sécuritaire et des droits de l’homme dans la ville de Lubumbashi se soit dégradée fortement, à la suite des manifestations organisées par les partis politiques contre la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI, et son enterrinement par la chambre basse du parlement.

Ces organisations ont, juste après ces manifestations, documenté 7 décès, 30 disparitions de personnes et 23 personnes blessées par balles et machettes.

Les ONGDH pensent pour leur part que le Gouvernement KYABULA devrait endosser la plus grande responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire de la ville de Lubumbashi. Il lui est imputé les atteintes graves à l’intégrité physique des manifestants et même pour ces disparitions humaines.

“En effet, alors qu’il y a des restrictions au droit de manifester à la suite du Covid-19, le gouvernement provincial a fait montre, selon les cas, soit de laxisme, soit d’encouragement, soit de répression desdites manifestations.”

C’est dans la même optique qu’il prend à la légère “les tensions sur des bases purement ethniques qui ont ressurgi et s’exacerbent depuis un certain temps à Lubumbashi.”

Notons que les échauffourées entre les militants de l’UDPS, parti présidentiel, et ceux du PPRD, ont occasionné des blessures graves dans les deux camps, et même des blessures par machettes d’au moins 5 personnes. Quelques membres de l’UDPS seraient même séquestrés au siège provincial du PPRD, le même jour, et sont jusqu’à présent introuvables”, nous révèlent toutes ces six ONGDH.

Le jour de la manifestation des militants de l’Udps, l’Unafec et la Scode qui ont bravé les mesures du confinement décrétées par le gouvernement provincial, ces ONGDH ont recensé des morts. 7 personnes ont été tuées dont 3 corps sans vie avec stigmates des tortures physiques ont été repêchés de la rivière Lubumbashi le 12 et le 13 juillet 2020 ; 4 personnes tombées par balles dans les alentours du camp militaire Major Vangu, confirment-elles.

“Dans les mêmes circonstances, 23 personnes ont été blessées par balles et sont prises en charge dans les structures sanitaires privées, et près de 30 personnes sont portées disparues », ont révélé ces organisations de défenses des droits de l’homme basées à Lubumbashi.

Gédéon ELONGA/CONGOPROFOND.NET


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Contrôle technique des véhicules à Boma: Dr Guy Bandu apporte une bouée de sauvetage à la population 

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Alors que le gouverneur du Kongo Central travaille pour la cohésion provinciale et la promotion de l’équilibre géo-économique, beaucoup le voient d’un mauvais oeil. Guy Bandu Ndungidi a signé dernièrement un arrêté rendant obligatoire le contrôle technique de tout véhicule et matériels roulants d’occasion à l’importation, en conventionnel ou en container. La délivrance du bon de sortie des véhicules ne se fera désormais qu’après le résultat dudit contrôle. Pour l’heure, seul le port international de Boma dispose des infrastructures adéquates quant à ce.

Des faits

Plusieurs cas d’accidents signalés sur la route nationale n°1. Une situation dûe, à en croire certains témoignages, au mauvais état des véhicules. Il n’est un secret pour personne que depuis un temps circuler dans la ville de Matadi est devenu un casse-tête. Des embouteillages monstres sont observés sur les grandes artères, principalement vers l’entrée du pont OEBK, à cause des véhicules remorques se dirigeant au port MGT.

Selon les témoignages de certains déclarants, actuellement plusieurs navires sont en mouillage, des containers bloqués aux ports de transit faute d’espace à MGT.

Enfin, le Bas-fleuve avec son unique ville Boma est économiquement malade à cause de l’effondrement des activités portuaires.

Evaluant de près la situation et tenant compte des paramètres socio-économiques, le gouvernement provincial a pris l’option de s’appuyer sur l’arrêté Tsasa-di-Ntumba dans le souci de réglementer et réguler les activités économiques.

Pour rappel, cette décision fait suite à un atelier de deux jours organisé au gouvernorat avec la participation de tous les intervenants portuaires y compris les armateurs et la Fec. L’arrêté Bandu n’est que la mise en application de l’une des 26 recommandations assorties de ces assises.

De l’avis d’un juriste

Pour Me Willy Mbadi, c’est du bon droit que le gouverneur a signé cet arrêté soutenu par une forte légitimité au nom de l’équilibre économique provincial entre les deux principaux pools constituant le Kongo Central à savoir l’Est et l’Ouest. Dans tous les cas, la partie droite du fleuve Congo se réjouit et remercie le président de la République, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi qui a enfin accompli, au travers le gouverneur du Kongo Central le Docteur Guy Bandu Ndungidi, sa promesse faite aux Bomatraciens de relancer l’exploitation du port pour l’amélioration des conditions socio-économiques de cette partie de la province. La population attend impatiemment la fin du moratoire de 45 jours pour l’application effective de l’arrêté Bandu.

Sandrine Lisingi/CONGOPROFOND.NET


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