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Mort du général en retraite Sikatenda : Une fin obscure pour un compagnon de Laurent-Désiré Kabila

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Le général en retraite Sikatenda est décédé ce mercredi 4 juin à Kinshasa, après une hospitalisation au camp militaire Tshatshi. Ancien compagnon de lutte de Laurent-Désiré Kabila, cet officier supérieur des FARDC laisse derrière lui un parfum d’énigme.

Arrêté depuis le 26 août 2017 à Kalemie, dans la province du Tanganyika, alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Tanzanie pour y recevoir des soins, le général Sikatenda n’a, depuis lors, jamais été présenté devant un tribunal. Son frère, Frédéric Mawazo, avait dénoncé dès le 14 septembre 2017 les circonstances troubles de cette arrestation. « Notre frère Sikatenda, qui allait en soins vers la Tanzanie, a été enlevé à Kalemie. De Kalemie, on l’a amené à Lubumbashi et de là, il s’est retrouvé ici à Kinshasa. De l’aéroport, on l’a conduit directement au Département de renseignements militaires à Kintambo », avait-il confié à Radio Okapi.

Depuis, la famille du général n’a jamais reçu d’explication officielle. Les autorités congolaises sont restées muettes sur les raisons de sa détention, malgré les multiples appels lancés par ses proches. « Nous ne savons pas pour quelles raisons il est arrêté. Si nous sommes ici, c’est pour que ça soit connu, que l’on sache pourquoi il a été arrêté. Et s’il est arrêté, qu’on l’amène devant la justice, qu’il se défende comme il se doit », plaidait encore son frère.

Des soupçons non confirmés faisaient état d’une possible connivence avec la milice Maï-Maï de William Amuri Yakutumba, active dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Mais aucune preuve n’a jamais été rendue publique. Et aucune procédure judiciaire n’a été initiée à l’encontre du général Sikatenda, mort sans jamais avoir été jugé.

La Rédaction

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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