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Monusco: une Casque bleu indienne remporte le prix 2023 pour La défense de l’égalité des genres

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Une Casque bleu indienne servant au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) recevra le Prix militaire du défenseur de l’égalité des genres de l’année 2023 décerné par les Nations unies.

La commandante Radhika Sen a servi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) de mars 2023 à avril 2024 en tant que chef du peloton d’engagement de la MONUSCO au sein du bataillon indien de déploiement rapide (INDRDB).

Elle recevra le prix des mains du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, lors d’une cérémonie marquant la Journée internationale des Casques bleus, le 30 mai 2024.

Créé en 2016, le « Prix pour la défense de l’égalité des genres » des Nations unies récompense le dévouement et les efforts d’un personnel militaire pour promouvoir les principes de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a félicité la commandante Radhika Sen pour son service : « La commandante Sen est un véritable leader et un modèle. Son service a fait honneur aux Nations unies dans leur ensemble », a-t-il déclaré. « Dans un contexte d’escalade du conflit au Nord-Kivu, ses troupes se sont activement engagées auprès des communautés affectées par le conflit, y compris les femmes et les filles », a-t-il expliqué. « Elle a gagné leur confiance (…) en faisant preuve d’humilité, de compassion et de dévouement”.

Lorsqu’elle a appris la nouvelle, la commandante Sen a exprimé sa gratitude pour avoir été sélectionnée : « Ce prix est spécial pour moi car il reconnaît le travail acharné de tous les Casques bleus qui opèrent dans l’environnement difficile de la RDC et qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour apporter un changement positif dans la société », a-t-elle déclaré. « Le maintien de la paix sensible au genre est l’affaire de tous, et pas seulement de nous, les femmes. La paix commence avec nous tous dans notre plus belle diversité ! »

La commandante Sen a mené des patrouilles et des activités d’engagement mixtes dans un environnement instable, où de nombreuses personnes, y compris des femmes et des enfants, laissaient tout derrière elles pour fuir le conflit.

Les réseaux d’alerte communautaire qu’elle a contribué à créer dans le Nord-Kivu ont servi de plateforme, permettant aux chefs de communautés, aux jeunes et aux femmes d’exprimer leurs préoccupations en matière de sécurité et d’aide humanitaire, auxquelles elle a ensuite contribué à répondre avec ses collègues de la Mission.

En tant que chef de peloton, elle a également contribué à créer un espace sûr pour que les hommes et les femmes travaillent ensemble sous son commandement et est rapidement devenue un modèle pour les femmes en uniforme et ses homologues masculins. Elle s’est également assurée que les membre du peloton s’engageaient d’une manière sensible au genre et aux normes socioculturelles dans l’est de la RDC pour aider à construire la confiance et ainsi augmenter les chances de succès de son équipe.

La commandante Sen a facilité l’organisation de cours d’anglais pour les enfants, ainsi que de formations professionnelles, sur la santé et la question du genre pour les adultes déplacés et les personnes vulnérables. Ses efforts ont directement inspiré la solidarité des femmes, en offrant des espaces sûrs pour les réunions et un dialogue ouvert. En tant que défenseur de l’égalité des genres, elle a encouragé les femmes du village de Kashlira, près de la ville de Rwindi, à s’organiser pour traiter les problèmes collectivement, défendre leurs droits et faire entendre leur voix au sein de la communauté, en particulier dans les discussions sur la sécurité et la paix au niveau local.

La commandante Sen est la deuxième Casque bleu indienne à recevoir ce prix prestigieux, après la commandante Suman Gawani, qui a été corécipiendaire en 2019. Les autres lauréates étaient originaires du Brésil, du Ghana, du Kenya, du Niger, de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe.

L’Inde est actuellement le 11e pays contributeur de femmes Casques bleus aux Nations unies, avec 124 femmes actuellement déployées.

Née en 1993 dans l’État indien de l’Himachal Pradesh, la commandante Radhika Sen s’est engagée dans l’armée il y a huit ans. Elle a obtenu un diplôme d’ingénieur en biotechnologie et poursuivait son master à l’IIT Bombay lorsqu’elle a décidé de rejoindre les forces armées. Elle a été déployée à la MONUSCO en mars 2023 en tant que chef du peloton d’engagement au sein du bataillon indien de déploiement rapide et a achevé sa mission en avril 2024.

Dorcas Ntumba/Congoprofond.net

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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