Actualité
Mont Ngafula dans l’émoi : un colonel et d’un agent de la DGDA assassinés, un des criminels brûlé par la population
Une scène surréaliste digne d’une serie policière americaine s’est déroulée dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 juin dans la commune de Mont Ngafula à Kinshasa.
Un assassin a été brûlé vif par la population après le double meurtre d’un colonel et d’un agent de la DGDA, selon le bourgmestre adjoint de cette commune.
Le colonel Nsasa Valentin, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été « abattu froidement devant sa fillette de 15 ans » vers 1 heure du matin par le présumé assassin.
Sur TOP CONGO FM, le bourgmestre adjoint de cette municipalité précise que le colonel, dont « le corps se trouve déjà entre les mains de sa hiérarchie, puisait de l’eau avec sa femme et ses enfants » quand il a été abattu.
Dans la même nuit, la même bande des criminels s’est attaqué à un agent de la DGDA.
» La même nuit, vers au revoir Kongo Central au quartier Mitendi, un agent de la DGDA, a été assassiné », annonce aussi le bourgmestre adjoint.
Selon lui, après leur forfait, « les assassins étaient en débandade parce qu’on les poursuivait. L’un d’eux est venu se livrer », explique Tryphon Woobin.
Mais « malheureusement, nous sommes arrivés trop tard. La population l’a brûlé vif. À l’heure où je vous parle, je suis même devant le corps. On est en train de s’arranger pour qu’on puisse l’évacuer ».
Toujours sur les lieux du drame, « avec le colonel du district et le commandant pour faire des enquêtes », Tryphon Woobin insiste sur le fait qu’il « n’y a pas assez d’électricité et d’eau dans la commune. Cette dernière ne coule que tardivement la nuit ».
Signalons que l’insécurité est devenue le lot quotidien des habitants de Mont-Ngafula suite au manque d’eau et d’électricité. La population est obligée de se reveiller tard dans la nuit et de parcourir des longues distances pour puiser de l’eau.
Récemment Sunda Bass, un ancien musicien de Wenge BCBG, a été assassiné dans les mêmes circonstances.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
