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Analyses et points de vue

Monsieur Chris HATTINGH: Une vision controversée sur le conflit en RDC

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Dans un discours qui a secoué les cercles politiques sud-africains, Monsieur Chris Hattingh a affirmé que le financement actuel et le conflit en cours dans l’est de la RDC ne représentent pas une menace directe pour l’Afrique du Sud. Cette déclaration a été suivie d’une recommandation sans équivoque: les soldats sud-africains devraient rentrer chez eux immédiatement.

Alors que certains applaudissent cette position audacieuse, d’autres la jugent comme une prise de position irresponsable. En effet, remettre en question l’implication militaire de l’Afrique du Sud dans la région suscite des débats passionnés au sein du gouvernement. Mais au-delà de la controverse, la question demeure: la présence des troupes sud-africaines en RDC est-elle vraiment justifiée ?

Est-ce une utilisation efficace des ressources limitées du pays ? Ou bien, comme le suggère Monsieur Chris Hattingh, est-il temps de rappeler nos soldats à la maison ? Cette proposition soulève des questions cruciales sur la politique étrangère de l’Afrique du Sud et la manière dont elle gère les conflits régionaux. L’Afrique du Sud étant une puissance militaire et membre de la SADC.

Elle met en lumière la nécessité d’une évaluation sérieuse et objective des priorités nationales en matière de sécurité. Que le président et le ministre acceptent ou non cette recommandation franche, il est clair que le débat sur le rôle de l’Afrique du Sud dans le conflit en RDC est loin d’être terminé. Il revient à nos dirigeants de prendre des décisions éclairées pour garantir la sécurité et la prospérité de la RD Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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