Actualité
« Monkey Pox » à Kinshasa: 1er cas recensé à l’hôpital Mama Yemo, 3 autres suspects sous surveillance
L’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex Mama Yemo) enregistre, depuis vendredi dernier, un cas confirmé et 3 suspects de la maladie Monkey Pox.
Reçu sur les antennes de la radio Okapi, le directeur du programme national de la lutte contre le monkeypox, Dr Shongo Lushima, affirme qu’il s’agirait d’un patient provenant de la ville d’Inongo dans la province de Mai-Ndombe. « Le patient admis aux soins est un homme d’une trentaine d’années, arrivé vendredi dernier à Kinshasa par bateau…». A l’en croire, toutes les personnes en contact avec le malade sont en ce moment sous surveillance des équipes de riposte.
À noter que la RDC a recensé déjà plus
3.000 cas détectés depuis le début de cette année. La population est appelée alors à ne pas paniquer mais plutôt à signaler au centre de santé le plus proche toute personne faisant la fièvre suivie immédiatement, un ou deux jours après, des éruptions cutanées qui commence par la tête, la face, les extrémités des paumes de mains ainsi que les plantes des pieds.
Tout contact physique avec le malade ou ses objets souillés ou encore des excrétions sont totalement prohibés
Dorcas Ntumba/ CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
