Environnement
Moni Della dénonce : « À Kinshasa, les inondations ne sont pas une fatalité, mais un désordre organisé »
Pour Moïse Moni Della, ancien vice-ministre de l’Information et figure historique de l’UDPS, il est temps d’arrêter de faire porter à la pluie la responsabilité des catastrophes récurrentes qui frappent Kinshasa.
Dans une tribune au ton ferme, le président du parti Conade (Conservateurs de la nature et démocrates) appelle à une prise de conscience collective : « La pluie est une bénédiction, ce n’est pas elle le problème. Le vrai fléau, c’est notre rapport chaotique à l’environnement. »
Alors que chaque saison pluvieuse transforme la capitale congolaise en champ de ruines et de deuils, Moni Della pointe du doigt « l’indiscipline urbaine, les constructions anarchiques et le mépris total des règles élémentaires d’aménagement du territoire ».
Pour lui, il ne s’agit pas de chercher des solutions complexes ou de rejeter la faute sur le changement climatique, mais d’appliquer des principes simples et connus : « Respecter la nature, imposer les règles d’urbanisme, assainir les infrastructures, faire de l’environnement une priorité politique. »
Dans les pays sahéliens, rappelle-t-il, la pluie est célébrée comme une grâce. En RDC, elle annonce la catastrophe. « C’est parce que nous avons choisi de vivre contre la nature, au lieu de vivre avec elle », affirme-t-il. Et de prévenir : tant que l’homme refusera de cohabiter en harmonie avec son environnement, les dégâts seront inévitables.
Pour le Conade, dont il est le porte-étendard, le développement du pays repose sur quatre piliers : Dieu, la nature, l’homme et la démocratie. Un programme qu’il qualifie de « boussole pour sortir la RDC du cycle de l’improvisation et du chaos environnemental ».
Sans équivoque, Moïse Moni Della conclut : « Kinshasa n’est pas condamnée à se noyer. Elle paie le prix de son désordre. Mais avec de la volonté, elle peut être sauvée. »
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET