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Analyses et points de vue

Molendo Sakombi et Michel Moto : Un pas vers le développement durable ?

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Le ministre des Hydrocarbures, Molendo Sakombi, a récemment accordé une audience constructive à l’honorable Michel Moto Muhima, député national de Walikale, une rencontre qui, selon les deux parties, pourrait marquer un tournant dans la gestion des ressources pétrolières en République Démocratique du Congo.

Au cœur de leurs discussions figuraient des enjeux cruciaux : le projet de dégazage du lac Kivu, les prix du carburant en provinces, et la nécessité d’une gestion durable des ressources. Mais cette rencontre est-elle réellement un tournant, ou simplement un de ces exercices de communication du ministre Molendo Sakombi qui laissent les véritables problèmes non résolus ?

L’honorable Moto a qualifié cette audience de « constructive », évoquant des sujets de préoccupation majeurs pour les populations vivant dans des zones vulnérables, comme la province du Nord-Kivu ou dans son fief électoral à Walikale. La question de la réduction des prix du carburant est un point crucial, surtout dans des régions où la pauvreté est exacerbée par les conflits armés.

Pourtant, il est légitime de se demander si cette discussion aboutira réellement à des mesures concrètes. Les promesses politiques sont légion en RDC, mais la mise en œuvre des solutions reste souvent en suspens. Le projet de dégazage du lac Kivu, mentionné durant l’audience, est une initiative potentiellement bénéfique qui vise à exploiter le méthane en toute sécurité tout en protégeant l’environnement.

Cependant, la question de la transparence dans la gestion de ce projet demeure. Les populations locales doivent être assurées que les bénéfices de cette exploitation ne seront pas siphonnés par des intérêts privés, comme cela a été le cas par le passé avec d’autres ressources naturelles. La gestion durable des ressources pétrolières est un enjeu qui nécessite une vigilance constante.

L’honorable Michel Moto, député national élu de Walikale, a également souligné l’importance de la protection de l’environnement, en plaidant pour des programmes de cuisson propres. Cela témoigne d’une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux en RDC, mais là encore, il est essentiel de traduire ces intentions en actions concrètes.

La transition vers des énergies plus propres ne doit pas être une simple promesse, mais un engagement ferme soutenu par des investissements et des politiques publiques claires. Dans le cadre de leur discussion, la question de la transparence des contrats a également été soulevée. En effet, la gestion des ressources naturelles en RDC a souvent été entachée par un manque de transparence.

C’est ce qui ouvre la voie à la corruption et à l’exploitation abusive des richesses. La population a besoin de garanties que les contrats signés pour l’exploitation des hydrocarbures seront bénéfiques pour l’ensemble du pays, et non seulement pour une élite privilégiée. Alors que l’honorable Michel Moto se montre optimiste quant à la collaboration avec le ministre des Hydrocarbures.

Il est crucial que cette rencontre ne soit pas qu’un simple coup de communication. Les défis économiques auxquels font face les populations du Nord-Kivu et de Walikale sont réels et pressants. L’espoir d’un développement équitable et durable ne peut se concrétiser que par des actions tangibles et une volonté politique sincère. L’implication de Michel Moto rassure la population.

La RDC se trouve à un carrefour, et les décisions prises aujourd’hui auront des répercussions sur des générations. Il est temps que les discours optimistes se traduisent en véritables réformes, afin que les richesses naturelles du pays profitent à tous, et non seulement à quelques-uns. La balle est dans le camp du ministre Molendo et du gouvernement : sauront-ils répondre aux attentes de leur peuple ?

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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