Connect with us

Actualité

Moïse Katumbi : Une candidature présidentielle préparée avec sérieux et ambition déconcertante

Published

on

Dans le paysage politique congolais, la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République se distingue par la rigueur et la détermination avec lesquelles elle est préparée. De la gestion administrative de son parti, « Ensemble pour la République », à la maîtrise de la parole publique de ses porte-paroles officiels, en passant par la mise en place d’une véritable machine autour de son objectif, il est évident que l’ancien homme d’affaires dispose de moyens illimités pour atteindre ses ambitions politiques. Il est important pour la classe politique congolaise actuelle de réaliser à quel niveau sur tous ces points et de manière objective cette candidature constitue un danger pour le président sortant et ses équipes. C’est une redoutable difficulté que concourir avec un tel personnage adulé par les uns et détesté par les autres pour son positionnement connu au centre d’un carrefour aux connexions financières sans limites.

Gestion administrative de son parti, Ensemble pour la République

Lorsqu’on se penche sur la gestion administrative de son parti politique, Ensemble pour la République, on ne peut qu’être impressionné par l’organisation méthodique et la discipline qui y règnent. Moïse Katumbi a su s’entourer d’une équipe compétente et dévouée, capable de mettre en place une structure solide et efficace à la tête de laquelle trône Dieudonné Bolengetenge Balea comme secrétaire général. Du recrutement des membres aux stratégies de campagne, tout est minutieusement planifié et exécuté avec professionnalisme.

Maîtrise de la parole publique

La maîtrise de la parole publique constitue un autre atout majeur de la candidature de Moïse Katumbi. Ses porte-paroles officiels, choisis avec soin, sont des communicants chevronnés qui savent transmettre le message politique de manière claire et persuasive. Leur capacité à mobiliser les foules et à susciter l’adhésion témoigne de l’importance accordée à la communication dans la stratégie de campagne de Katumbi. Son nouveau porte-parole maître Hervé Diakese est connu pour son expression juste et son sens de la répartie. Il vient épauler son directeur de cabinet et porte-parole personnel l’ancien président de l’assemblée nationale et plusieurs fois ministre Olivier Kamitatu Etsu, un des meilleurs tribuns congolais de tous les temps.

Une machine au service de l’objectif

L’objectif de Moïse Katumbi d’accéder à la présidence de la République est soutenu par une machine politique impressionnante. Des équipes dévouées travaillent sans relâche pour promouvoir sa candidature, organiser des événements de grande envergure et mobiliser les électeurs. Cette machine bien huilée témoigne de la détermination de Katumbi à réaliser son ambition politique.

Moyens financiers illimités

L’un des aspects les plus déconcertants de la candidature de Moïse Katumbi est la disponibilité de moyens financiers apparemment illimités. En tant qu’ancien homme d’affaires prospère, il dispose de connexions financières puissantes qui lui permettent d’investir massivement dans sa campagne électorale. Cette capacité à mobiliser des ressources financières considérables représente un défi de taille pour le président sortant et son équipe.

La candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République se distingue par la rigueur, la préparation minutieuse et les ressources financières considérables dont elle bénéficie. Sa gestion administrative solide, la maîtrise de la parole publique de ses porte-paroles, la machine politique qui l’entoure et ses moyens financiers illimités en font un adversaire redoutable pour le président sortant et ses équipes. Il est impératif de prendre au sérieux cette candidature, car elle représente une véritable menace pour leur maintien au pouvoir.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain

Actualité

Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

Published

on

Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading