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Mobilisation des recettes : Nicolas Kazadi Kadima affiche ses ambitions

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Aussitôt entré en fonction, le nouveau argentier congolais a tenu à mettre de l’ordre dans son secteur et édicter une ligne de conduite sur base de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi.

En effet, le nouveau ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a échangé, tour à tour, avec les responsables de trois régies financières évoluant sous sa tutelle, à savoir la DGI, la DGDA et la DGRAD.

Au cours de cet entretien, le patron des Finances a exprimé sa volonté d’une mobilisation accrue des recettes publiques.

Visiblement très ambitieux, Nicolas Kazadi a tenu à faire, personnellement, l’autopsie des 3 regies financières.

La Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et des Participations (DGRAD) était le premier service mobilisateur des recettes a être reçu, ce jeudi 29 avril par le patron des Finances. Cette rencontre a permis, par ailleurs, à la DGRAD de dérouler ses recettes actuelles en prenant des dispositions pour le mois prochain.

Des instructions précises venant du ministre de tutelle ont été données à l’équipe managériale de la DGRAD, a indiqué Maguy Sambi Kitutwe.

« C’est une réunion de prise de contact où on devait faire la situation des recettes que la DGRAD est en train de mobiliser en ce moment et on devait analyser le comportement du mois d’avril et planifier le mois de mai. Évidement on a parlé des stratégies de mobilisation des recettes, comment essayer de faire mieux, trouver d’autres niches qui peuvent influer la caisse de l’État », dit Maguy Sambi Kitutwe.

Le patron des Finances a échangé, en outre, en approfondeur avec le manager de la Direction Générale des Impôts (DGI). Nicolas Kazadi Kadima a eu le temps de passer sous sa loupe, les grands dossiers-DGI.

Le Directeur Général de la DGI, Barnabé Muakadi Muamba et son adjoint ont apporté leur contribution aux préoccupations soulevées par le ministre. De son côté, l’autorité de tutelle a donné des instructions claires pour permettre à cette régie financière d’être plus performante afin d’atteindre ses assignations.

Déterminé à vider tous ses dossiers du jour, le ministre des Finances a présidé, de 18 heures à 21heures le jeudi 29 avril, la dernière réunion du jour à laquelle a pris part active, la Direction Générale des Douanes et Accises-DGDA. C’est le Directeur générale de cette régie financière, Kongolo Kabila Mutshi qui a conduit son équipe.

Le gouvernement doit compter sur la DGDA, a souligné son manager général qui fait la restitution cette première rencontre.

« Il était nécessaire que nous puissions lui faire un état de lieu de la situation de notre administration. Il y avait beaucoup plus de matières que nous devrions lui exposer et lui aussi devait nous donner ses orientations. Quelles sont les attentes dans les jours à venir? Quels sont les mécanismes pour pouvoir mobiliser de plus en plus les recettes du trésor? Quelles sont les dispositions que nous comme administration, nous avons prises? Quelles sont les pesanteurs pour la mobilisation des recettes? Tels sont les problèmes que nous avons essayé d’échanger avec l’autorité de tutelle pour voir de quelle façon nous pouvons obtenir son appui et aussi quelles sont les orientations que nous devrions recevoir de lui pour essayer d’arriver à mobiliser de plus en plus des recettes dû au trésor public », à dit le DG de la DGDA, Kongolo Kabila Mutshi.

Par ailleurs, ces différentes réunions vont permettre aux 3 regies financières : DGI, DGRAD et DGDA de doubler d’ardeur en vue donner au gouvernement les moyens pour sa politique.

Marie France Penge

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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