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MMG Kinsevere, une référence en matière de développement communautaire, attendue à la DRC Mining Week 2025
À quelques jours de la DRC Mining Week 2025, l’événement phare du secteur minier en République démocratique du Congo, MMG Kinsevere figure parmi les grandes entreprises minières attendues à Lubumbashi du 11 au 13 juin prochains. L’occasion de revenir sur le parcours et les engagements de cette société reconnue pour sa production de cuivre mais également pour son investissement dans le développement local.
Une mine stratégique dans le Haut-Katanga
Située à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, la mine de Kinsevere est en activité depuis 2007. Elle a été acquise par MMG en 2012, une société internationale qui a depuis injecté des ressources techniques et humaines considérables pour moderniser ses opérations.
Kinsevere produit du cuivre cathodique par des méthodes de traitement conventionnelles : extraction à ciel ouvert, lixiviation acide, extraction par solvant et électro-extraction. Grâce à une maîtrise opérationnelle solide, la mine affiche une capacité de production annuelle située entre 63 000 et 69 000 tonnes de cuivre.
Aujourd’hui, plus de la moitié des cadres supérieurs sont congolais, et les 800 postes permanents sont presque entièrement pourvus par des travailleurs locaux. À son pic d’activité, Kinsevere génère plus de 3 000 emplois indirects pour les sous-traitants et les communautés environnantes.
Un modèle d’engagement communautaire
Fidèle à ses engagements sociaux, MMG Kinsevere a signé, en juin 2021, un Cahier des charges communautaire (ou “Cahier de charge”) de 6 millions de dollars sur cinq ans, en partenariat avec les communautés locales. À ce jour, l’investissement communautaire cumulé de l’entreprise approche les 20 millions USD.
Les priorités de MMG Kinsevere s’alignent à la fois sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et sur les besoins identifiés au niveau régional :
• Appui à l’agriculture et à la sécurité alimentaire
• Amélioration des services de santé et d’éducation
• Création de petites entreprises autonomes
• Aménagements d’infrastructures publiques
Une évaluation stratégique exemplaire
En mars 2025, une évaluation stratégique du Cahier des charges a été lancée à Kinsevere par le Comité Local de Suivi (CLS), sous l’autorité de Gaunce Bupe, Administrateur du territoire de Kipushi. En collaboration avec le Centre Carter, cette démarche a permis de mesurer l’impact des 18 projets communautaires réalisés dans 24 villages du secteur de Bukanda.
D’après Michel Santos, Directeur du Développement Social de MMG Kinsevere, 73 % des projets prévus ont été réalisés depuis 2021. Il s’agit notamment d’infrastructures scolaires, de centres de santé, de forages d’eau potable, ainsi que de programmes d’appui à l’agriculture, à l’élevage, au maraîchage et à la pisciculture. Une stratégie d’auto-évaluation trimestrielle a été instaurée pour renforcer la transparence et la collaboration avec les communautés.
Un rapport de suivi assorti de recommandations concrètes devrait être publié à l’issue des travaux d’évaluation.
Une présence très attendue à Lubumbashi
À l’occasion de la DRC Mining Week 2025, MMG Kinsevere viendra partager son expérience en matière de responsabilité sociétale et de performance minière. Sa présence à Lubumbashi est l’opportunité pour l’entreprise de consolider son positionnement comme acteur engagé du développement durable en RDC.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net
Mine
Exploitation minière dans le Haut-Uélé : des allégations visent le Directeur général de la GEMIUELE ; les personnes mises en cause disposent du droit de fournir leurs moyens de défense
Ce travail journalistique a été mené en collaboration avec des lanceurs d’alerte, des chercheurs, des artisans spoliés et des médias, avec tout le sérieux et la rigueur nécessaires. Il n’a pas pour objectif de nuire à qui que ce soit, mais de servir un seul impératif : l’établissement de la vérité sur la gestion des ressources minières dans la province du Haut-Uélé.
C’est précisément dans cet esprit d’équité et de responsabilité que nous laissons un délai de 72 heures aux personnes concernées — au premier rang desquelles le Directeur général de la GEMIUELE, Hassan LOBIA, et le président du Conseil d’administration, l’honorable Bismick BOELE — pour nous fournir leurs moyens ou éléments de défense. Leurs réponses seront intégralement publiées et soumises à l’appréciation du public. Ce que notre enquête a établi jusqu’ici est sans équivoque.
Une exploitation minière non conforme au Code minier congolais a bel et bien été conduite sur les quatre sites de NDANDA, TORA, SUAKA et MADAMBA, dans les territoires de Watsa, Faradje et Dungu. Nos vérifications de terrain confirment que ces opérations ont été coordonnées par le Directeur général de la GEMIUELE, qui aurait déployé des équipes techniques comprenant des sujets étrangers sans validation du Conseil d’administration, sans autorisation préalable des autorités compétentes et sans information des députés provinciaux.
Un obstacle majeur entrave cependant l’établissement complet des faits : les rapports journaliers de ces activités demeurent inaccessibles. Plusieurs superviseurs détenteurs de ces documents — dont les noms ont été recueillis et recoupés : le Dr Isaac et Aristote MASTAKI à NDANDA, Isaac OKADANE, neveu du Directeur général, et Eric LOBIA à TORA, Frédéric MADANGI à MADAMBA, ainsi qu’Exaucé Boby, superviseur en chef à Libombi — ont opposé un refus à notre équipe.
La raison invoquée est la suivante : selon les dires mêmes du Directeur général de la GEMIUELE, ces opérations seraient menées sur instruction du gouverneur de province Jean Bakomito Gambu. Actuellement, sur les quatre sites auparavant exploités, seuls deux sont restés opérationnels. Les deux autres ont été fermés sous la pression du procureur près le tribunal de paix de Dungu, qui est intervenu pour suspendre le site de NDANDA, dans la zone d’Awe Sepela.
Mais aussi celui de MADAMBA, où des activités d’exploitation présumées en zone protégée ont conduit à l’interpellation de deux individus, dont le superviseur en chef Exaucé Boby. Seuls demeurent actifs à ce jour le site de SUAKA, sous la supervision d’un militant de l’ARDC, et celui de TORA, où Isaac OKADANE et Eric LOBIA poursuivraient leurs opérations. Ces interventions judiciaires confirment la gravité des faits et renforcent l’urgence d’une enquête globale.
C’est pourquoi, au terme du délai de 72 heures et conformément à notre devoir d’information, l’ensemble des éléments médiatiques en notre possession sera formellement transmis aux ministres de tutelle concernés : le ministre des Mines Louis Watum Kabamba, le ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux Guillaume Ngefa Atondoko et le Vice-Premier ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani. Notre équipe poursuit son enquête et publiera les développements à venir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
