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Mission de pacification au Kongo-central : Mvunzi Meya confère avec les leaders locaux de la société civile

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Le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, chargé des Affaires coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, a tenu, ce samedi 25 avril, une réunion avec les leaders de la société civile de la province du Kongo-central, à Matadi.

Le ministre des Affaires coutumières séjourne au Kongo-central dans le cadre de la pacification de cette province en marge des exactions commises par les adeptes du mouvement politico-mystique « Bundu Dia Mayala » de Ne Mwanda Nsemi, et qui a occasionné l’arrestation de celui-ci à Kinshasa.

Il va sans dire que les actions des « Makesa » (milice Bdk) et l’arrestation de l’ancien député national Kongo ont fait des remous dans la communauté ne-Kongo. Pour les autorités, c’est le moment de parler avec cette communauté à travers ses différentes représentations en vue de renforcer la cohésion nationale menacée.

Les leaders de la société civile du Kongo-central ont été la première catégorie sociale que le ministre Mvunzi Meya a rencontrée ce samedi en début de la soirée.

Une réunion qui s’est déroulée dans une ambiance de famille.

Jules Benga, le président de la société civile du Kongo-central a confié à la presse que les participants à cette réunion et le ministre des Affaires coutumières ont échangé autour de la question sécuritaire qui affecte la province, partant des appels à la haine tribale de Ne Mwanda Nsemi.

La société civile a donc rassuré le ministre que la République démocratique du Congo reste une et indivisible, et que donc, personne ne cédera aux actes ou aux appels à la haine tribale d’où qu’elle provienne.

À propos de l’interpellation de Ne Mwanda Nsemi, la société civile, à en croire son président provinciale, est d’avis qu’il subisse la rigueur de la loi. Mais les membres ont plaidé en faveur d’un traitement humain dont Mwanda Nsemi doit bénéficier. Dans les normes de la dignité humaine et de droits de l’homme.

Jules Benga a lancé un appel aux autorités afin qu’elles se penchent également sur les revendications de Mwanda Nsemi. Il a précisé que cela, pas en termes de l’individu Mwanda Nsemi, mais surtout en termes de la communauté Kongo. Le président de la société civile locale a fait savoir qu’il y a des injustices que l’État doit corriger sur le plan de recrutement des agents dans les entreprises publiques oeuvrant au Kongo-central, où, suivant ses dires, les Ne Kongo ne se retrouvent pas.

Après cette réunion avec la société civile, le ministre des Affaires coutumières a conféré avec les membres du comité de sécurité de la province du Kongo-central.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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