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Mission de pacification au Kongo-central : les députés provinciaux remercient Mvunzi Meya et appellent le gouvernement central à prendre en compte les revendications de Mwanda Nsemi

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Le ministre délégué auprès du Vice-Premier ministre de l’ Intérieur, sécurité et Affaires coutumières en charge des Affaires coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, a réuni samedi 25 avril, à Matadi, les députés provinciaux de la province du Kongo-Central. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de sa mission de pacification de cette province en marge des évènements qui prévalent en rapport avec le mouvement Bundu Dia Kongo et l’arrestation de Ne Mwanda Nsemi.

Il faut vite noter que le traitement que le Ne kongo Mwanda Nsemi a subi lors de son arrestation à Kinshasa et son bras de fer avec la police nationale n’ont pas laissé indifférente l’opinion Ne Kongo. Au sein de cette communauté, les uns condamnent le comportement de Mwanda Nsemi, les autres désapprouvent son traitement par les éléments de la Police.

Le ministre Mvunzi Meya, représentant le Vice-Premier ministre de l’ Intérieur, sécurité et Affaires coutumières, a sensibilisé les députés provinciaux et informé dans les détails la position du gouvernement central.

À leur tour, les députés Ne Kongo ont appuyé l’action du gouvernement, à travers Mvunzi Meya.

Pour le député Blaise Lufwa Mpongo, élu de Lukula et membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Mwanda Nsemi a un peu exagéré dans ses revendications. Pour lui, en effet, le leader de BDK est allé loin et s’est exposé à la rigueur de la loi. L’élu de Lukula a fermement condamné la xénophobie prêchée par Ne Mwanda Nsemi et rappelle que la province du Kongo-Centrale fait partie intégrante de la RDC et que chaque citoyen y a droit de cité. Blaise Lufwa a également fait savoir que Mwanda Nsemi a violé plusieurs dispositions prises par les autorités en matière de mesures de prévention contre la propagation du Coronavirus, notamment l’interdiction de réunir plus de 20 personnes. Il a invité Mwanda Nsemi à rationaliser ses revendications pour ne pas perdre la raison.

Le député Jean-Claude Vwemba a fait savoir devant la presse que la province du Kongo-Central est entrée dans un cycle sombre de son histoire. « La province va mal. Nous ne pouvons plus accepter de nos jours que le sang du peuple Ne Kongo puisse être sabordé sur le sol », a-t-il lancé devant CONGOPROFOND.NET.

Jean Claude Mvuemba


Jean-Claude Vwemba, député de l’Opposition, a plaidé pour que le gouvernement central ne voie pas la personne de Ne Mwanda Nsemi ; mais qu’il se penche également sur les revendications légitimes de ce dernier. « Certaines de ses revendications sont vraies », insiste-t-il.

En substance, l’opposant Jean-Claude Vwemba a fait savoir que toutes les entreprises œuvrant au Kongo-Central n’ont pas, par exemple, engagé des citoyens Kongo. Il en a énuméré plusieurs (Snel, OEBK, les péages sur la RN1, le Pont Maréchal qui n’a réservé que 3% à la province du Kongo-Central et par contre plus de 15% au seul cabinet du gouverneur, etc.) où il n’existe pas un Kongo au poste de prise de décision. Pour l’opposant qui appuie ici le discours de Ne Mwanda Nsemi – c’est nous qui soulignons -, c’est une erreur historique que le gouvernement doit corriger.

Blaise Lufwa Mpongo, député provincial


Jean-Claude Vwemba a révélé que les sociétés comme DGRAD, Ogefrem ou CNSS (ancienne INSS, NDLR) et toutes les autres importent les agents de Kinshasa et d’ailleurs et se moquent de la main d’œuvre locale. « Les Ne kongo n’ont pas de travail ici », a-t-il rappelé. Il a martelé : « nous ne refusons pas que les frères et sœurs de Kinshasa viennent travailler ici ; mais qu’on prenne aussi ceux d’ici ».

Qu’à cela ne tienne, Vwemba a condamné le zèle de Mwanda Nsemi. Pour lui, en effet, Mwanda Nsemi s’en est allé loin dans la xénophobie. « Personne ne peut admettre que la province soit habitée seulement par les Ne Kongo ».

Une autre révélation de Jean-Claude Vwemba : « il y a eu des compatriotes Ne Kongo qui utilisaient Mwanda Nsemi pour déstabiliser la province du Kongo-Central ». Il a salué les démarches entreprises par le gouverneur Atou Matubwana, qui est allé à la rencontre de Ne Mwanda Nsemi pour le convaincre de rencontrer le vice-Premier ministre en vue de présenter en bonne et due forme ses revendications au gouvernement.

Les députés provinciaux du Kongo-Central ont condamné les excès des éléments de la police sur la personne de Mwanda Nsemi, le pillage de sa résidence et les coups assenés à son épouse.

Les députés Kongo ont plaidé que Mwanda Nsemi soit mis en résidence surveillée en lieu et place de le retourner en prison. Ils ont salué l’initiative du gouvernement de le placer au Centre de Neuro-Psycho-Pathologique (CNPP) pour un suivi psychiatrique.

Le ministre Mvunzi Meya a pris note de considérations des leaders Kongo et va les présenter à la table du gouvernement.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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