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Mise en œuvre de la Loi sur la Sous-traitance : Les entrepreneurs du Kasaï Oriental sensibilisés
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé( ARSP/Kasaï Oriental) a réuni, ce lundi 27 mars à Mbuji-Mayi), des responsables des entreprises étrangères et congolaises. Objectif: les sensibiliser à l’application effective de la loi sur la Sous-traitance et ses retombées sur l’économie tant provinciale que nationale.
Dans son mot de circonstance, le Directeur provincial de l’ARSP, Mookie Mukaya, a précisé que les parties prenantes devraient être sensibilisées pour une mise en œuvre effective de la loi sur la sous-traitance. Ainsi, la population et les sous-traitants locaux pourront en ressentir l’impact économique.
« Pour son application efficiente, il est important que les parties prenantes soient sensibilisées. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette journée de sensibilisation à l’issue de laquelle nous souhaitons établir des échanges approfondis avec les entreprises principales et les sous-traitants en vue du respect des textes légaux sus-mentionnés afin de déboucher sur une mise en œuvre harmonieuse», a-t-il indiqué.

Le Directeur provincial de l’ARSP a également martelé sur le fait que la population et les sous-traitants oeuvrant dans la province du Kasaï oriental attendent beaucoup de l’application efficiente de la loi de la sous-traitance dans le secteur privé ainsi que ses mesures d’application et les retombées sur l’économie nationale.
Ce même vœu a été partagé par le Commissaire général en charge de l’entrepreneuriat et PME, Paulin Cibangu Mbonga. Dans son discours, il rappelle que l’installation de l’ARSP en province matérialise la vision du Gouvernement provincial d’offrir aux marchés de la sous-traitance et d’en tirer profit au bénéfice de l’économie de la province. Il estime que cela n’est possible que si toutes les parties prenantes maîtrisent les textes légaux.

« La maîtrise des textes légaux de base s’avère indispensable. C’est là le lieu de saluer l’organisation à l’attention des acteurs impliqués du Kasai oriental de cette séance de vulgarisation de la loi n°17/001 du 08/02/2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé», a souhaité le Commissaire général en charge de l’entrepreneuriat et PME.
Venu de Kinshasa pour participer à la vulgarisation de cette loi, le Directeur des opérations de l’ARSP est revenu, dans son discours, sur la présentation de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Didier Kashala Kamanda a notamment mis l’accent sur ses objectifs, ses missions, ses valeurs ainsi que son champ d’action. Il a précisé que l’ARSP vient donner la chance aux entreprises congolaises de profiter des marchés de la sous-traitance, jadis contrôlés par les investisseurs étrangers.
D’après lui, le défi énorme de cet établissement public est de développer la classe moyenne pouvant servir de courroie de transmission entre les grandes entreprises, la classe ouvrière et les ménages.
« Le vœu du président de la République de créer des millionnaires congolais ne peut se réaliser que si les Congolais accèdent aux marchés. On ne crée pas de millionnaires en distribuant de l’argent, mais en incitant les gens à entreprendre et en accompagnant les gens pour pouvoir accéder aux marchés», a fait savoir Didier Kashala Kamanda, Directeur des opérations de l’ARSP.
Il ajoute que sa structure fait accéder aux marchés de la sous-traitance exclusivement aux sociétés à capitaux congolais.

Enfin, le Vice-gouverneur et gouverneur ad intérim, Julie Kalenga Kabongo, a émis le vœu de voir la province profiter des retombées de la mis en œuvre de la loi sur la sous-traitance. « Le Kasaï oriental est une province offrant beaucoup d’opportunités, mais parfois l’initiative entrepreneuriale, l’incubation et la promotion des PME font défaut. C’est pourquoi, j’exprime le vœu que l’ARSP fonctionne en synergie avec les institutions provinciales pour permettre la prise en charge du processus entrepreneurial du niveau de la province», a espéré l’autorité provinciale.
Il faut noter que l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) est un établissement public à caractère administratif doté d’une personnalité juridique, créé par le décret n°18/019 du 24 mai 2018, tels que modifié et complété par le décret n°20/025 du 12 octobre 2020, avec pour mission de réguler les activités de sous-traitance commandées par les entreprises privées opérant dans tous les secteurs de l’économie nationale.
CONGOPROFOND.NET & Ronsard Luabeya/COULISSES.NET
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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »
Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables
Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.
Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le respect des engagements comme test de bonne foi
Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.
À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.
Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables
Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.
Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.
Achever d’abord le processus de Doha
Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.
Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.
Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.
Un dialogue inclusif et sans tabou
Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.
Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes
Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.
Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.
Une mise en garde sans ambiguïté
En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.
Tchèques Bukasa
