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Ministere des Sports : le Conseil des ministres adopte le projet « Objectif 2024 »
Au cours de la 43e réunion de Conseil des ministres tenue le vendredi 4 mars 2022 à Kinshasa, le ministre des Sports et Loisirs, Serge Chembo Nkonde, a d’abord fait le point des préparatifs du match qui opposera les Léopards de la République démocratique du Congo aux Lions de l’Atlas du Maroc, dans le cadre des barrages des éliminatoires du la Coupe du monde Qatar 2022. Il a par la suite présenté au Conseil le projet dénommé «Objectif 2024» résumant une série d’actions gouvernementales dans ce secteur pour la période allant de 2022 à 2024. Et ce projet ambitieux a été adopté après débat et délibérations.
Les grandes lignes de cette ambitieuse feuille de route qui vise à canaliser les efforts de du Gouvernement s’articulent sur douze disciplines sportives. Il s’agit respectivement du football, basket-ball, hand-ball, volley-ball, judo, karaté-do, raekwondo, boxe, lawn-tennis, athlétisme, luttes et tennis de table. Ce choix, a précisé le gouvernement, n’exclut pas les autres disciplines sportives d’une prise en charge de l’Etat, ou d’un quelconque subside. Car, il existe des sports de solidarité comme les handisports et des sports de prestige tel que le golf, ou encore le cyclisme qui contribuent à vendre l’image du Pays.
L’objectif poursuivi dans ce cadre est de préparer les futurs champions et lancer le développement du sport congolais dans un environnement moderne et assaini. Dans le compte-rendu lu par le porte-parole du gouvernement, les Jeux Congolais, prévus lors des vacances des Pâques en avril 2022, seront le point de départ de cette action pour la découverte et la sélection des talents.
En ce qui concerne particulièrement le football, ce qui est visé c’est une qualification à la Coupe du Monde 2022 au Qatar et à la Coupe d’Afrique des nations (Can) en Côte d’Ivoire 2023, ainsi qu’un sacre au Championnat d’Afrique des nations (Chan) en Algérie 2022. Étalant toute la stratégie de mise en oeuvre de ce projet, le ministre des Sports et Loisirs a
expliqué les priorités du Gouvernement pour la construction et la modernisation des infrastructures sportives ; il a dévoilé un chronogramme pratique d’activités en vue d’une préparation appropriée.
Serge Chembo Nkonde a aussi proposé la création d’un Fonds national pour la promotion des sports (FNPS) qui permettrait de financer ce secteur vital de la vie nationale.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
