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Mines : Louis Watum Kabamba veut transformer le potentiel congolais en moteur économique durable

Avec son entrée officielle au Ministère des Mines, Louis Watum Kabamba hérite d’un portefeuille stratégique pour l’économie congolaise. Connu pour son expérience reconnue dans le secteur extractif, il prend ses fonctions dans un contexte où la RDC, premier producteur mondial de cobalt et riche en cuivre, lithium et or, doit concilier exploitation optimale et gouvernance responsable.

Le secteur minier représente plus de 90 % des exportations du pays et une part significative des recettes publiques. Mais cette manne reste inégalement redistribuée et fortement exposée aux fluctuations des cours mondiaux. Louis Watum arrive donc avec la lourde tâche de moderniser la chaîne de valeur minière, en améliorant la transparence et la transformation locale des minerais.

Le nouveau ministre a annoncé vouloir renforcer l’attractivité du secteur tout en fixant des critères clairs d’investissement : respect des normes environnementales, retombées économiques pour les communautés locales et transfert de compétences. Un axe de travail qui répond aux critiques sur l’exploitation minière artisanale incontrôlée et sur certains contrats jugés déséquilibrés.

Dans son discours, Louis Watum a évoqué la mise en place d’outils de suivi numériques pour tracer la production et les exportations, lutter contre la fraude et sécuriser les recettes de l’État. Il entend aussi réactiver les partenariats avec les entreprises privées et les institutions financières internationales afin de financer les infrastructures essentielles à la valorisation des minerais sur place.

« Il est temps que les richesses minières congolaises servent pleinement à industrialiser notre pays », a-t-il déclaré. Cette orientation vers la transformation locale pourrait créer des milliers d’emplois qualifiés et réduire la dépendance aux exportations brutes.

Avec ce cap affiché, Louis Watum Kabamba inscrit son mandat sous le signe d’un réalisme économique : faire du sous-sol congolais non plus seulement une richesse à extraire, mais un véritable levier de développement durable et inclusif.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net