Connect with us

À la Une

Minembwe : le PV d’installation du bourgmestre Mukiza annulé !

Published

on

 

Dans un document adressé au Gouverneur de province du Sud Kivu le 15 octobre 2020, le ministre provincial de l’Intérieur du Sud-Kivu, Lwabanji Lwasingabo, lui informe de l’annulation du PV d’installation du bourgmestre de la commune rurale de Minembwe, M. Mukiza Nzabinesha Gadi.

Interpellé ce mardi 10 novembre 2020, par les députés provinciaux du Sud-Kivu pour éclairer la population sur le rôle qu’il a joué dans l’installation des animateurs de la commune rurale de Minembwe, Lwabanji Lwasingabo a annoncé avoir pris officiellement la décision en vue d’annuler l’installation des dirigeants de la commune rurale de Minembwe, intervenue le 28 septembre dernier.

_ »J’ai déjà procédé à l’annulation du procès verbal d’installation du bourgmestre de la commune rurale de Minembwe du 28 septembre dernier pour ne pas donner l’impression d’être en contradiction avec la décision du chef de l’État »_, a déclaré le Ministre provincial à la question du Député provincial Alimasi Matthieu.

« Cela fait suite à la décision jusque là verbale du Président de la République annulant tout ce qui a été fait concernant cette commune, » a-t-il ajouté.

Par contre, Lwabanji affirme que la commune était officiellement créée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Augustin Matata Mponyo, par son décret du 13 juin 2013 conférant le statut des ville et communes à certaines agglomérations de la République du Sud-Kivu.

Lwabanji Lwasingabo révèle également que sa mission à Minembwe était d’accompagner le Gouverneur, le Ministre de la Defense et celui de la Décentralisation, dans le cadre de la campagne de la Caravane pour la Paix. Et d’ajouter que l’installation des animateurs de la commune de Minembwe ne  figurait sur son ordre de mission établi après la mission.

Il précise que sur cet ordre de mission, il était mentionné accompagner le gouverneur.

 

Thierry Mfundu

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading