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Mia Identity 2025 : Le Nzango, médecine douce et patrimoine vivant au cœur du festival à Bel Campus
La sixième saison du festival culturel Mia Identity a été officiellement lancée ce samedi 16 août sur le site I de l’Université Technologique Bel Campus de Limete, dans une ambiance festive et énergique. L’événement s’est ouvert par une compétition de Nzango, sport traditionnel congolais exclusivement féminin, véritable héritage des ancêtres, disputé par 16 équipes venues de divers horizons.

Nzango à l’honneur : Retour aux sources et valorisation du patrimoine
La journée inaugurale a offert un spectacle palpitant avec des duels intenses sur deux arènes, où les athlètes ont brillé par leur tactique et leur combativité, dignes des Amazones :
– Grâce de Lemba 45 pts vs Bana Luther 45 pts
– Lion de Matete 44 pts vs Inter Club de Kinshasa 63 pts
– Secas de FARDC 40 pts vs Bel Campus 29 pts
– Tout Est Grâce 45 pts vs Umoja 43 pts
– Club Ebale de Force Navale 65 pts vs Akiline 49 pts
– Panader 68 pts vs Actions Sanguma 50 pts
– Lisekwa 43 pts vs La Joie 66 pts
– Jefav 64 pts vs RTNC 54 pts
Le public, conquis, a vibré au rythme des chants, de l’énergie et de l’engagement des joueuses.
Un festival multidimensionnel
Placée sous le thème “Retour aux sources à la rencontre de nos langues et moyens de communication”, cette sixième édition ne se limite pas au Nzango. Trois concours phares enrichissent le programme :
– Concours de Nzango
– Concours folklorique
– Concours des stylistes avec le concept innovant “Buka lelo, lamba lelo” (“Coudre aujourd’hui, porter aujourd’hui”)
Ces initiatives visent à valoriser les traditions congolaises, stimuler la créativité et promouvoir l’entrepreneuriat culturel.
La vision de Mia Identity : culture, santé et entrepreneuriat
Interrogée par Congoprofond.net, partenaire médiatique de l’événement, Madame Belinda Dongo, promotrice du festival, insiste sur la dimension thérapeutique et identitaire du Nzango : “Le Nzango n’est pas qu’un sport, c’est une médecine douce. Il contribue à soulager de nombreuses femmes âgées souffrant de douleurs musculaires dues à la sédentarité. C’est aussi un moyen de transmission intergénérationnelle. Pour les stylistes, notre but est de créer une industrie culturelle vivante, portée par des créateurs capables de faire rayonner nos traditions à travers la mode.”
Elle a par ailleurs annoncé que les prochaines éditions viseront une plus grande représentativité régionale, à l’image de la richesse des 450 ethnies de la RDC.
Un programme sur deux sites

Après Bel Campus (16–21 août), le festival se déploiera sur le site 2, Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa/Gombe, du 22 au 23 août.
Des partenaires engagés
Mia Identity bénéficie du soutien de partenaires de poids : Betika Na Communauté, Fonds de Promotion Culturelle et Congoprofond.net, dans une volonté commune de donner une visibilité maximale à la culture congolaise.
Et ce n’est que le début…
La deuxième journée, organisé ce dimanche 17 août, a été explosive avec de nouveaux affrontements sur les terrains de Bel Campus.
Ainsi, Mia Identity s’impose comme un carrefour incontournable de la culture congolaise contemporaine, tout en rendant hommage aux racines profondes du peuple.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
