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Mgr Ntambwe plus que franc devant Tshisekedi à Kananga :«Les routes, oui, mais pour exporter quoi ? »
Lors de la messe dédiée à la nativité de Jésus-Christ, ce mercredi 25 décembre à Kananga( Kasaï Central), à laquelle le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a pris part avec toute sa délégation, Mgr Félicien Ntambwe a porté le rôle crucial du porte-parole du peuple Centre-kasaien, avec des mots francs et justes pour exprimer les difficultés auxquelles les habitants de cette province sont confrontés.
Dans son homélie, le prêtre a révélé trois besoins majeurs, à savoir les routes, l’électricité et les ravins, qui nécessitent une intervention urgente du président de la République pour la survie de la population du Kasaï central.

L’évêque considère que ce n’est qu’avec les routes et l’électricité que le peuple s’inscrira dans la logique des choses avec les autres et ne sera pas seulement un marché de ce qui est importé.
« Les besoins de ce peuple sont nombreux, mais il y en a trois qui nécessitent votre attention particulière pour une intervention urgente. Je cite les routes, l’électricité et les ravins… Nous ne sommes pas contre la construction de la route Kananga- Kalamba-Mbuji, nous voulons dire qu’en plus des routes, le peuple a énormément besoin d’énergie électrique pour transformer et conserver ce qu’il produit », a-t-il déclaré.
Insistant sur la route Kalamba-Mbuji, Mgr Felicien Ntambwe indique que sans électricité, c’est l’Angola qui sera le plus grand bénéficiaire que le Kasaï Central.
« Nous recevrons qu’un seul marché pour l’Angola qui viendra déverser chez nous, ses ciments, ses bières et ses autres objets transformés. Que pourrons-nous emmener en Angola si chez nous ici, nous ne transformons rien, et nous ne conservons rien faute de l’énergie électrique ! », a-t-il fait remarquer.
Il renchérit que sans énergie électrique, le Kasaï central sera loin de toute industrialisation « et ses fils s’en iront ailleurs, où on ne veut plus d’eux d’ailleurs. Ils y sont stigmatisés, maltraités, pourchassés et même tués ».

Le chef de l’État séjourne dans la province du Kasaï central depuis ce mardi 24 décembre, dans le cadre de son itinérance dans le grand Kasaï. Dans son discours prononcé à la place de l’indépendance à son arrivée, Félix Tshisekedi a juré d’achever la construction de la route Kananga-Kalamba-Mbuji avant la fin de son mandat.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
