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Meurtre de l’AG de Vijana : « Dolly Makambo n’a donné aucun ordre de tirer » (Conseiller)
« Le ministre Dolly Makambo n’a donné aucun ordre de tirer », déclare un conseiller du ministre provincial de l’Intérieur/ville de Kinshasa, contacté ce vendredi 1er novembre 2019, qui requiert l’anonymat.
Il précise que « le ministre n’était pas sur le lieu du drame, contrairement à ce que racontent certaines langues. Il était d’ailleurs surpris de la terrible nouvelle, et a aussitôt convoqué une réunion d’urgence avec tous ses conseillers, laquelle réunion sanctionnée par un communiqué officiel pour exprimer ses regrets, promettant de s’impliquer personnellement pour que ce policier soit arrêté et jugé ».
D’autres compatriotes soutiennent que c’est le ministre qui construit au sein du Centre Hospitalier Vijana. » Faux », rétorque le conseiller qui souligne que « Dolly Makambo n’a aucun intérêt dans cette parcelle », et qu' »aucun centimètre carré ne lui appartient ».
« Le policier criminel n’est pas son rapproché »
« Ce policier ne fait pas partie de la garde rapprochée du ministre Dolly. Il est plutôt policier au ministère de l’Intérieur commis à sa suite, comme éclaireur, lors des événements ou missions officielles », poursuit le conseiller qui dément l’information sur l’arrestation de son chef.
« Il n’est pas aux arrêts en ce moment. Il est plutôt assigné à résidence surveillée », a-t-il martelé.
Manque de professionnalisme
Ce collaborateur du ministre Makambo décrie le manque de professionnalisme du policier qui, pour lui, » aurait commis une erreur en appuyant sur la gâchette, lui-même étonné de voir la balle partir ». Il insiste que les autorités multiplient des formations au bénéfice de nos agents de l’ordre pour éviter pareils désagréments à l’avenir.
Un autre détail important dans cette affaire, « le chauffeur du véhicule de la suite a confirmé qu’il s’était rendu sur le lieu sans être envoyé par le ministre, et rejoint par le policier qui s’y est également rendu de son propre gré ».
CONGOPROFOND.NET
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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.
Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.
À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :
- la Police nationale congolaise (PNC),
- la Division urbaine des Transports,
- la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
- la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.
Selon le gouverneur, leur mission consistera à :
- faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
- fluidifier la circulation routière,
- garantir la sécurité des usagers.
« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :
- le permis de conduire,
- le certificat de contrôle technique valide,
- la vignette,
- l’assurance,
- l’autorisation de transport,
- le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.
À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.
Dorcas Ntumba
