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Meurtre AG Vijana : le réquisitoire du ministère public attendu le lundi 18 novembre prochain
L’audience à la Haute cour militaire du procès du meurtre de l’administrateur du centre hospitalier de Référence Vijana reprend le lundi 18 novembre prochain pour le réquisitoire du ministère public, de la défense et de la République.
Pour ce vendredi 15 novembre 2019, l’audience était consacrée à la plaidoirie des parties civiles.
Ces dernières ont demandé des dommages-intérêts aux prévenus et à la partie République.
Sur les deux parties civiles dans ce procès, la première celle formée par les héritiers de l’administrateur gestionnaire de Vijana, décédé, a dans son exposé des faits passé en revue toutes les infractions reprochées aux prévenus.
Les avocats des héritiers ont aussi argumenté leur plaidorie en donnant des éléments constitutifs, avec la preuve de leurs participations.
La partie civile a dans son exposé demandé au president de la cour que les prévenus répondent des dommages causés par eux, du fait de la commission de l’infraction.
Elle s’est également attaquée à la République pour les actes posés par ses agents et lui exige des dommages-intérêts.
Pour la partie civile, « la République a été défaillante dans sa mission de veiller que ses agents n’abusent pas de leurs pouvoirs en posant des actes dommageables envers la population ».
La deuxième partie civile au procès qui n’est autre que le centre de santé Vijana, a quant à elle, demandé des dommages-intérêts du fait des arrêts des ses activités à la suite de l’infraction causées par les prévenus et les actes dommageables de la République.
Notons que lors de la prochaine audience, la partie defenderesse et le ministère public vont à leur tour contre-argumenter aux allégations de la partie civile.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
