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Messila Nzoussi ( journaliste Congo/Brazza) : « Les femmes peuvent mieux faire…»

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Les femmes peuvent mieux faire dans l’administration publique et privée. Elles ont les mêmes atouts que les hommes pour avoir été formées dans les mêmes écoles. C’est la perception de la vie professionnelle qu’a Messila Nzoussi, journaliste à la télévision nationale congolaise.

Le métier de journaliste au féminin à Brazzaville n’est pas facilement vécu par ces dames qui sont confrontées tous les jours au harcèlement sexuel dans un environnement rempli d’hommes influents.

Dans le journalisme, il y a encore des femmes qui se mettent en arrière-plan alors qu’elles peuvent mieux faire.
Leur cœur est en grande partie aux travaux ménagers qu’à la profession. Elles sortent toutes des mêmes écoles que les hommes, ils ont tous les mêmes diplômes.

« Il faudrait qu’il y ait des femmes qui dirigent les rédactions dès lors qu’elles sont envoyées au même titre que les hommes en reportages. Avec l’émancipation de la femme les choses devaient être revues au niveau des sphères de prise de décisions dans la nomination des cadres », a confié en substance Messila Nzoussi.

Primée meilleure journaliste de présentation des journaux en langue française lors de la soirée d’émulation organisée par le Réseau des journalistes panafricains( RPJ), Messila s’engage dans un combat avec les hommes dans une administration où seuls les hommes ont droit à des postes de responsabilité. Elle l’a fait savoir au cours d’un échange CONGOPROFOND.NET.

« Les gens ont toujours dit que les belles femmes ne sont pas intelligentes. Elles prennent leur beauté pour un acquis. Elles se permettent donc certaines facilités grâce à leur beauté. Le travail ce n’est pas leur problème. Mais moi, je pense qu’à la beauté il faut ajouter la culture, la connaissance et l’effort. Je me dis que travailler beaucoup ajoute le charme », a-t-elle indiqué.

Et d’ajouter : « Moi, je me suis toujours battue, j’ai toujours beaucoup travaillé. Ça fait partie de mon caractère. Mon père n’a eu que des filles bien qu’il a fait des garçons dans un âge suffisamment avancé. Il nous a éduqués comme on éduque un garçon. Je crois que cette éducation est le fruit de ce que je suis devenu ».

Le trophée qu’elle a reçu pèse dorénavant sur ses épaules, une véritable responsabilité. Cela l’amène dorénavant à sa carrière professionnelle.
Elle veut être indépendante à vie. Car, elle est cette femme au caractère irréprochable ne comptant que sur ses propres efforts contrairement à ces femmes qui ne trouvent le salut qu’à l’arrivée d’un homme dans leur vie.

Certes, la perfection n’étant pas de ce monde mais, elle doit la conquérir afin que ces consœurs qui l’apprécient suivent ses trace si elles espèrent être primées.
« Vous savez que quand on est primé, tout le monde n’est pas du même avis. Dans mon cas, s’il y avait un vote, je crois que plus de la moitié voterait pour moi », a déclaré Messila.

Messila Nzoussi a été émue par cette distinction honorifique dans un pays qui compte plusieurs présentateurs des journaux en français. Le prix qu’elle a reçu cette nuit-là, est une récompense des efforts fournis dans l’exercice du métier de journaliste qui exige assez de consécration.

Au cours de cette soirée, Messila avait rendu hommage à sa mère qui l’a toujours soutenue. Cette dernière ne veut manquer aucune édition du journal de 20h lorsque sa fille est programmée.
« Quand je finis mon journal, elle m’appelle toujours pour me féliciter, me dire que j’étais bien habillée. Elle fait des commentaires même sur des choses qu’elle ne voit pas », a indiqué Messila Nzoussi qui dédie ce trophée à cette maman qu’elle chérit tant.

Elle se consacre à son travail comme le voudrait ce noble métier. C’est ce qui lui vaut aujourd’hui cette sélection parmi tant d’autres présentateurs.

La direction des informations de Télé Congo où elle évolue, est un milieu plein d’envieux. Aujourd’hui, Messila se dit satisfaite d’avoir réalisé son rêve, celui d’être journaliste. Elle salue tous ceux qui la soutiennent dont Mireille Samba Maléka relevant de la même direction qu’elle.

Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/ Correspondant à Brazzaville

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5 ans sans Honoré Ngbanda : La diaspora se mobilise pour honorer l’héritage du “Père de la résistance”

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Le 21 mars 2026 marque un triste et solennel anniversaire : les cinq ans de la disparition d’Honoré Ngbanda, figure emblématique de la lutte patriotique en RD Congo. Surnommé le “Père de la Résistance patriotique congolaise”, il incarne pour des milliers de Congolais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, le combat inlassable pour la souveraineté, la dignité et l’unité nationale.

Son parcours, jalonné d’épreuves et d’engagements, continue d’inspirer ceux qui refusent la soumission et le démembrement de la patrie. C’est donc avec une ferveur intacte que la diaspora se prépare à lui rendre un hommage à la hauteur de son héritage. À l’initiative de l’APARECO (Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo), un rendez-vous est donné à tous les compatriotes, sympathisants et amis du Congo, ce samedi 21 mars 2026 à 11h00 précises, au cimetière de Coeuilly à Champigny-sur-Marne, en France.

Ce dépôt de gerbe de fleurs ne sera pas qu’une simple formalité commémorative. Il s’agira d’un acte politique et mémoriel fort, réaffirmant que la vision et les combats d’Honoré Ngbanda n’ont pas sombré avec lui. C’est un appel à la cohésion de la diaspora et à la transmission aux jeunes générations du flambeau de la résistance. La présence massive de la communauté est essentielle pour transformer ce moment en un vibrant témoignage de fidélité et de détermination.

En honorant le père, c’est toute la résistance patriotique que l’on galvanise. Rassemblons-nous pour dire que la mémoire d’Honoré Ngbanda reste un pilier et que le combat pour un Congo libre, fort et respecté se poursuit. Pour toute information, contactez le +33 6 10 56 02 86 ou le +32 465 58 01 10. Soyons nombreux, soyons unis. La patrie en a besoin.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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