Actualité
Mercato : Yannick Bolasie choyé par Lille
Après sa blessure retrogradante lors de son arrivée à Everton en été 2016, L’international congolais, Yannick Yala Bolasie, devrait faire ses adieux à Anderlecht cet été.
D’un parcours ricoché en Belgique, à Anderlecht, sous forme de prêt, le colosse congolais aurait été ciblé par plusieurs clubs dans divers championnats européens notamment, la Premier League anglaise avec Middlesbrought, Southampton et Newcastle, la Süper Lig turque avec le Galatasaray et Besiktas ou encore la Ligue1 française dont le dossier évolue à vive allure avec Lille, selon les sources proches du joueur.
La remontée fougueuse de l’attaquant congolais de 30 ans n’a cessé de rendre les analystes sportifs perplexes. Pour un revenant, il regorge à ce jour 4 buts et 3 passes décisives en 15 matchs de championnat belge, lui qui est arrivé lors du mercato hivernal. 8,6 millions, tel est la clause libératoire fixée par les toffees d’Everton, selon le média français Goal.
À savoir que Bolasie est la principale cible des Lillois en cas du départ de Nicolas Pepe cet été en destination du Fc Barcelone.
Notons également que Bolasie figure parmi les 30 présélectionnés à l’équipe nationale pour preparer la Coupe d’Afrique des Nations CAN qui se deroulera en Égypte, au mois de juin 2019.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
