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Sports

Mercato : Héritier Luvumbu fait un retour officiel dans V.Club pour 2 ans

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Après un retour jugé héroïque par de nombreux Congolais suite aux menaces dont il a fait l’objet de la part des Rwandais à cause de sa célébration de but symbolisant le silence de la communauté internationale face aux massacres dans l’Est de la RDC, l’attaquant congolais Héritier Luvumbu Nzinga vient de signer un contrat de 2 saisons avec l’AS V.Club.

Cela fait 6 mois que ce joueur s’entraînait avec le club vert et noir de la capitale. Après 7 ans depuis son départ de l’AS Vita Club, le vainqueur du CHAN 2016 va apporter son expérience à cette formation qui n’était pas au mieux la saison dernière. Plusieurs autres joueurs comme lui ont également signé des contrats avec l’AS Vita Club dans l’objectif de renforcer son effectif pour les défis de la saison prochaine.

Notons par ailleurs que le jeune international ivoirien des moins de 20 ans, Sylla Kalhil Aboubacar, vient également de s’engager pour 2 saisons avec l’AS Vita Club. De son côté, le gardien Gabonais Loïc Owono est officiellement joueur de l’AS V.Club.

Ce recrutement ambitieux démontre la volonté de l’AS V.Club de se renforcer en vue de la prochaine saison et de redevenir une force à compter dans le championnat congolais.

Né le 23 juillet 1992 à Kinshasa, Héritier Luvumbu est un joueur de football international possèdant une forte puissance de frappe dans les coups francs.

Il commence sa carrière à l’AS Rojolu en 2011. Grâce à de bonnes performances, il est repéré par Florent Ibenge l’entraîneur de l’AS Vita Club.

En 2013, il signe en faveur de l’AS Vita Club et joue deux Ligue des Champions, dont une finale en 2014 contre l’ES Setif.

Il signe au Royale Union saint-gilloise au mercato estivale 2017 après un test de un mois pour un prêt d’une saison avec option d’achat.

En 2021, après son parcours au maroc, il tente un retour à l’As Vita Club mais qui n’aboutit pas.

En 2022, il quitte officiellement le DCMP pour signer un contrat de 6 mois chez le Rayon Sports FC de Kigali, qui se prolonge à la suite.

Le 28 février 2024, Héritier Luvumbu signe un précontrat pour la saison 2024-2025, avec l’AS V.Club.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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