À la Une
Menace de grève chez Trans Academia : Le comité Ongelo rassure les étudiants
Nouvellement créée pour faciliter le déplacement des étudiants congolais et, par ricochet, réduire le coût du transport en commun pour cette catégorie de la population, la société « Trans Academia » fait déjà face à une menace de grève de ses chauffeurs.
A cet effet, ce mardi 3 octobre 2023, son Directeur Général, Georges Ongelo Danga wa Mumbu, a rencontré, au siège même de l’entreprise, la Représentation des Étudiants du Congo (REC), dirigée par son coordonnateur national, Maurice Mukandayi, accompagné des coordonnateurs des 12 autres établissements publics et privés de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Cette rencontre avait pour but de prévenir les éventuelles réactions des étudiants suscitées par les grognes des chauffeurs de bus Trans-academia publiées sur les réseaux sociaux.
Au cours des discussions, plusieurs points ont été abordés, tels que le ralentissement de la desserte des bus sur les lignes, le déploiement des bus en province et le lancement de nouvelles lignes. Concernant le ralentissement, le DG a expliqué que la Direction Générale connaît un important retard de subvention d’équilibre qui impacte le fonctionnement normal des services. Ce qui explique la grogne des chauffeurs.
Au sujet du déploiement des bus en province, malgré ce retard, il ne s’est pas limité au Kongo-Central et Mbandaka, car d’autres villes, dont Kikwit, sont également prévues. Quant aux nouvelles lignes, le DG a présenté une campagne de sondage en ligne sur les réseaux sociaux de Trans Academia permettant aux étudiants de choisir eux-mêmes leurs itinéraires, qui seront lancés ultérieurement.
À l’issue de ces échanges fructueux, le Directeur Général de Trans Academia a salué la démarche de la REC consistant à s’enquérir de la vraie réalité et à faire les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes pour décanter cette situation préoccupante pour les abonnés étudiants.
M. Katshita/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
