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Megestion dans les entreprises publiques :mise en place d’un cadre opérationnel des sanctions contre les mandataires concernés

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À la suite des révélations de l’inspection générale des finances sur la megestion dans les entreprises et établissements publics, la Présidence de la République annonce la mise en place d’un cadre opérationnel des sanctions avec le cabinet du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge pour des sanctions contre les mandataires concernés.

Le cabinet du Chef de l’État précise que ce cadre opérationnel va se mettre en place dans l’observance des dispositions légales et réglementaires en vigueur en la matière.

« Dans le souci d’éviter tout malentendu à l’exécution de cette instruction hiérarchique lors de la prise des mesures conservatoires précitées et de parer à tout dérapage attentatoire aux acquis de l’État de droit, sur instruction de la haute hiérarchie, le cabinet du Président de la République tient à préciser que l’ediction desdites mesures se fera suivant un cadre opérationnel qui sera défini par le cabinet de son Excellence Monsieur le Président de la République en concertation avec le cabinet de son Excellence Monsieur le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge dans l’observance des dispositions légales et réglementaires en vigueur en l’espèce la loi n•08010 du 07 juillet 2008 fixant les règles relatives à l’organisation et à la gestion du portefeuille de l’État, la loi n•08009 du 07 juillet 2008 portant disposition générale applicable aux Établissements publics, le décret numéro 13055 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille de l’État et le décret n•13056 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les établissements publics selon le cas » a expliqué Guylain Nyembo, Directeur de cabinet du Chef de l’État, dans un communiqué lu dimanche 20 juin 2021 dans la soirée par Kasongo Mwema sur la chaîne nationale.

D’après le patron du cabinet de la première institution de la République Démocratique du Congo, les ministres sectoriels dans cette affaire seront incessamment informés de ce cadre opérationnel pour exécution. Ce, en vue de préserver la continuité des services publics et la paix sociale au sein des entreprises et établissements publics.

« De tout ce qui précède, relève de la volonté du Chef de l’État d’assurer une meilleure coordination de la mise en œuvre de cette instruction et de préserver la continuité des services publics d’une part et la paix sociale au sein des entreprises et établissements publics concernés d’autres parts. Les ministres sectoriels concernés par ces mesures conservatoires seront incessamment tenus informés de ce cadre opérationnel pour exécution » a promis Directeur de cabinet du Chef de l’État, Guylain Nyembo.

Dans sa communication lors de la 8e réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 18 juin 2021 depuis Bunia, Félix Tshisekedi avait évoqué les conclusions du rapport de l’Inspection général des finances (IGF) dans les entreprises et établissements publics de l’état.

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a affirmé avoir été saisi des conclusions définitives tirées des contrôles effectués suivant une procédure contradictoire et transmises aux responsables des structures contrôlées par l’IGF. Face à cette situation, il a demandé aux ministres sectoriels concernés de prendre les mesures conservatoires nécessaires de nature à mettre hors d’état de nuire les auteurs de cette mauvaise gouvernance afin d’eviter l’aggravation de cette situation désastreuse.

Selon l’enquête de l’IGF évoquée dans le compte rendu du conseil des ministres, plusieurs griefs sont retenus contre les mandataires des entreprises publiques concernées notamment l’allocation à certaines catégories du personnel d’avantages de toute nature au détriment d’autres catégories d’employés non-bénéficiaires, la perception par les gestionnaires d’avantages exorbitants au mépris des dispositions légales et réglementaires, la mauvaise gouvernance caractérisée par l’importance des dépenses restées sans pièces justificatives, la multiplication des marchés publics de gré à gré, mode de passation qui s’est imposé comme règle alors qu’il consiste en une exception, le non-respect des normes sectorielles de gestion en matière d’affectation des moyens mobilisés.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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